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Huile de table : Le Maroc est quasi-totalement dépendant de l’approvisionnement extérieur

Huile de table : Le Maroc est quasi-totalement dépendant de l’approvisionnement extérieur

Depuis le début de la guerre en Ukraine, les cours des matières premières ont atteint des sommets historiques. Suite à ce conflit opposant deux grands exportateurs de produits oléagineux, le prix de l’huile végétale a connu au cours des six derniers mois des hausses vertigineuses, laissant craindre une pénurie mondiale de ce produit essentiel du quotidien.

A l’instar des autres pays du monde, le Maroc n’a pas été épargné par la flambée des prix de l’huile de table. Malgré une légère baisse annoncée en début du mois d’août, notamment par Lesieur Cristal, le niveau des prix reste très élevé par rapport à la même période de l’année précédente. Outre la guerre entre la Russie et l’Ukraine, cette flambée des prix s’explique par plusieurs facteurs, allant de la sécheresse à la hausse du Dollar. 

«Depuis le début de la guerre en Ukraine, les cours des matières premières se maintiennent à un niveau très élevé, ce qui a beaucoup impacté la filière oléagineuse. L’envolée des prix de l’huile de table est également due à la sécheresse à laquelle nous assistons actuellement ainsi qu’à la parité entre le Dollar et le Dirham. L’ensemble de la matière première s’achète en Dollar, en conséquence, un Dollar qui passe de 9,20 dirhams à 10,20 dirhams signifie une hausse des prix de 10 à 15%», a souligné Brahim Laroui, Directeur général de Lesieur Cristal, lors d’une rencontre avec la presse, tenue lundi 29 août 2022 au site industriel de Lesieur Cristal situé à Ain Harrouda. 

«Devant cette série de phénomènes face à laquelle nous sommes impuissants, notre responsabilité est de pouvoir assurer, quelles que soient les circonstances, la disponibilité du produit sur le marché au meilleur prix possible, et d’essayer d’utiliser des mécanismes d’ouverture financière pour réduire l’impact de la hausse», a-t-il précisé.  

Concernant l’approvisionnement du marché national, Brahim Laroui a affirmé qu’en matière d’huile de table, le Maroc est quasi-totalement dépendant de l’approvisionnement extérieur en raison d’un amont agricole «pas assez développé en termes de graines oléagineuses, à savoir le soja, le tournesol ainsi que le colza. Dans le meilleur des cas, 2 à 3% du besoin national sont couverts par les productions locales».

 

M.A.O

 

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