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Elections législatives: Les partis politiques se préparent sur fond d’incertitudes

Elections législatives: Les partis politiques se préparent sur fond d’incertitudes

Le taux de participation est le principal enjeu du prochain scrutin.

Plusieurs sujets sont fortement débattus, comme les coalitions, le mode de scrutin et le choix des candidats.

 

Par C. Jaidani

 

Les élections législatives sont prévues au cours de cette année, vraisemblablement finseptembre prochain. Comme à l’accoutumée, cet évènement tant attendu et qui sera couronné par la désignation d’un nouveau gouvernement, suscite une vive dynamique et d’importants préparatifs des partis politiques.

Lesquels multiplient les rencontres à travers des visioconférences, crise sanitaire oblige. Par ailleurs, il faut noter que les démissions ou les nouvelles adhésions chez les partis se multiplient. «Les mêmes habitudes qui précèdent chaque scrutin législatif se répètent, à quelques exceptions près. Mais ce qui est sûr, il règne un climat de méfiance et de désintéressement des citoyens de la vie politique. En quelque sorte, ils estiment que voter ou non ne changera en rien leur quotidien», souligne Mohamed Belmir, politologue et professeur universitaire.

Le taux de participation sera l’un des grands enjeux de la prochaine échéance électorale, et tous les responsables politiques appellent à rendre confiance aux électeurs. «Les mauvaises pratiques et le non-respect des engagements des partis politiques formant la coalition gouvernementale lors des précédentes élections ont généré des effets pervers sur la vie politique nationale», souligne Abdelkader Kihel, membre du bureau politique de l’Istiqlal.

Il estime que «normalement, les coalitions se font avant les élections, alors qu’au Maroc elles sont concrétisées après; parfois entre formations diamétralement opposées sur le plan idéologique. Cela crée de la confusion chez les électeurs».

Kihel fait référence à la présence du PPS dans le gouvernement de Benkirane, présidé par le PJD. Le premier est progressiste réformateur, le second est islamiste conservateur. Il note également que la balkanisation du paysage politique national, avec la présence d’une trentaine de partis politiques, dont 8 seulement sont représentés au Parlement, est un facteur qui ne donne pas assez de visibilité aux électeurs. «Un parti politique signifie un projet de société. Notre pays peut-il comporter autant de projets ?», s’interroge Kihel.

Le prochain chef de gouvernement sera issu du parti qui a remporté les élections. Mais avec la présence de plusieurs acteurs, il est difficile qu’un tel parti puisse avoir la majorité et former seul un gouvernement.

«Ce constat est favorisé également par le mode de scrutin actuel basé sur les listes à la proportionnelle, qui ne permet pas l’émergence de forces politiques majeures et laisse aussi l’occasion aux petits partis politiques une issue pour exister sur l’échiquier national, sans pour autant être une force de proposition ou de diversité. Il est difficile de situer ces formations pour savoir si elles sont de gauche ou de droite», précise Kihel. Il propose ainsi de revenir au mode scrutin uninominal à deux tours, qui est plus simple et plus clair pour le corps électoral.

Un avis partagé par Abdelmalek Lakhili, membre du bureau politique du PJD, qui estime que «les coalitions politiques au Maroc sont fragiles et ne sont pas homogènes. Pour réaliser un programme gouvernemental, il faut toujours des compromis qui sont parfois douloureux pour certains partis»

 

Quid du référentiel idéologique chez les partis ?
Excepté quelques formations, la plupart des partis politiques marocains sont des formations de personnes, sans pour autant avoir un référentiel idéologique. D’ailleurs, tous les conflits au sein des partis politiques sont l’œuvre de divergences personnelles. Des élus peuvent gagner un scrutin même s’ils changent de partis, surtout lorsqu’il s’agit de notables ou de personnalités influentes.

 

 

 

 

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