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OPCVM : Plus de 300 Mds de DH d'actifs sous gestion…

OPCVM : Plus de 300 Mds de DH d'actifs sous gestion…

 

Aux débuts de cette activité au Maroc, il y a 20 ans, le secteur comptait 13 agréments pour 150 MDH d'actifs.Aujourd'hui, le secteur compte pas moins de 400 OPCVM pour plus de 300 Mds d'actifs. Ainsi, 150 Mds de DH sont investis en obligations d'Etat, 98 Mds en dette privée et 24 Mds en actions. Les actifs sous gestion ont augmenté de 16% en 10 ans.

... De nombreux défis à relever… 
Le secteur, avec les pouvoirs publics, va lancer, dès septembre prochain, une vaste réflexion sur le dispositif juridique. L'objectif est de hisser la réglementation et l'organisation des fonds et sociétés de gestion aux standards internationaux. Une refonte qui devrait s'ajouter au statut CFC dont bénéficieront les fonds pour les rendre plus visibles à l'international.
Les membres de l'ASFIM devront également atteindre une taille critique pour se porter sur l'international. Deux projets sont en cours dans ce sens : le lancement des fonds en devise domiciliés ou pas au Maroc et les fonds à thématique africaine.

… Elargissement de l’assiette des épargnants…
Mais le principal défi est celui d'élargir l'assiette des épargnants, car aujourd'hui, sur les 20 millions de détenteurs de comptes bancaires au Maroc, seuls 13.600 disposent d'OPCVM. Un ratio faible que l'ASFIM souhaite résorber à travers la promotion de l'industrie aussi bien au Maroc qu'à l'étranger, et l'adoption de l'architecture ouverte, c'est-à-dire la possibilité de passer d'un OPCVM à un autre de manière simple et fluide. L'Association des sociétés de gestion pense également à standardiser la présentation des fonds et à lancer une plateforme électronique qui reprend l'ensemble des OPCVM ouverts au public. 

... Un chamboulement majeur en provenance des assurances…
Les ratios de solvabilité et de risques des assurances prennent en compte les risques intrinsèques aux véhicules de placement, d'où les ratios relatifs aux répartitions d'actifs imposés aux assurances dans le cadre de leurs placements. Selon Hassan Boubrik, patron de la Direction des assurances et la prévoyance sociale, avec les nouvelles normes Solvency qui rentreront bientôt en vigueur, d'autres risques comme celui de la contrepartie, de la liquidité et de marché seront considérés. Cela fera sauter toutes les restrictions concernant les pondérations, pourvu que les ratios de risques soient respectés. En d'autres termes, en théorie, rien n'empêchera une assurance de tout placer en actions ou en obligations, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui.

…Le reporting pointé du doigt
Boubrik a toutefois critiqué le reporting actuel des OPCVM qui laisse à désirer, d’autant qu’il ne permet pas aux clients institutionnels de suivre correctement leurs placements. Il a également soulevé la problématique des prêts/emprunts à blanc entre fonds qui est pour lui "une dérive" à corriger rapidement.

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