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Covid-19 : Le JN.1, un variant plus contagieux mais sans virulence particulière

Covid-19 : Le JN.1, un variant plus contagieux mais sans virulence particulière

 

• Parmi la grande famille d’Omicron, un variant émerge et fait parler de lui. Il s’agit du nouveau né : Le JN.1.

Cette nouvelle déclinaison d'Omicron, version dominante du virus depuis deux ans déjà, n'apparaît pas forcément dangereuse mais semble très transmissible et plus contagieuse que ses prédécesseurs. Découvert aux Etats-Unis en août 2023, le J N.1 pourrait devenir dominant dans le monde.

Sa contribution parmi les nouvelles contaminations du COVID a atteint 50% dans certains pays notamment aux USA et en France. Il est déjà présent dans de nombreux pays et l’épidémie est partie à la hausse depuis plusieurs semaines.  

Comme à l’accoutumée, l’ombre du Covid-19 plane sur la trêve des confiseurs à l’instar de ces trois dernières années. Le monde tremble à l’idée de revivre l'effroi des premiers temps de la pandémie, qui a débuté il y a quatre ans.

Les chiffres officiels de l'OMS évoquent quelque sept millions de décès depuis le début de l'épidémie mais l'organisation elle-même admet que le niveau réel se compte probablement autour de 20 millions, voire plus.

Dans la foulée, le ministère de la Santé et de la Protection sociale a publié, vendredi 22 décembre, le bulletin hebdomadaire, faisant état de 109 nouveaux cas d’infection. La région de Rabat-Salé-Kénitra arrive en tête avec 44 cas recensés. Le retour inattendu du SARS-CoV-2 soulève des interrogations.

L’avènement du variant en pleine saison hivernale, réputée pour ses épidémies saisonnières, met à risque les personnes vulnérables, (femmes enceintes, sujets âgés ou atteints de maladies graves). 

Dr Tayeb Hamdi, médecin, chercheur en politiques et systèmes de santé, atteste dans sa tribune «que ce variant est certes plus contagieux mais sans virulence particulière. Il n’a cependant pas de risque pour la vie sociale à condition de rester vigilant et de redoubler d’effort pour protéger les personnes dites sensibles face à cette «triple épidémie», à savoir la combinaison de la Covid JN.1, grippe saisonnière et infections à virus syncytial respiratoire (VRS), responsable des bronchiolites chez les nourrissons et les personnes âgées. L’arrivée de JN.1 hypercontagieux en début de la saison froide risque de s’ajouter aux autres maladies hivernales habituelles qui ne sont pas sans risque sur la santé. Les trois épidémies en même temps risquent de faire une pression sur les hôpitaux dans les pays à population âgée, moins aigue chez nous», insiste-t-il.

Par ailleurs, Hamdi souligne que le JN.1 est classé par l’OMS comme variant d’intérêt. C’est-à-dire un variant à part entière. «Il semble avoir acquis, de par ses multiples mutations, la capacité d’échappement immunitaire aux anticorps des précédentes infections à Omicron ou de la vaccination».

Le JN.1 possède les mêmes symptômes habituels que les autres variants d’Omicron, à savoir mal de gorge, fatigue, fièvre, toux, diarrhées, douleurs musculaires et articulaires, vomissement, avec un éventuel retour des symptômes de perte de goût ou d’odorat.

Cependant, Dr Hamdi affirme que «rien n’indique jusqu’à présent que le JN.1 soit plus virulent que ses prédécesseurs de la souche Omicron. Les pays connaitront très probablement une circulation plus intense du virus et plus de cas liés à la circulation accrue mais pas à un surrisque lié au variant lui-même». 

Et de poursuivre : «Notre immunité acquise grâce à la vaccination ou l’infection antérieure reste un rempart contre les formes graves par le biais des anticorps qui sont toujours là, et grâce à l’immunité cellulaire, sauf qu’elle ne protège plus assez contre l’infection», soutient Dr Tayeb Hamdi.

Il est vrai que le Covid-19 est devenu une maladie respiratoire parmi d'autres, cette pathologie a été banalisée depuis qu’elle est moins dangereuse. Mais elle reste un problème important de santé publique, le plus souvent lié à ses particularités.

D’ailleurs, l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) ne considère plus le Covid, depuis mai 2023, comme une urgence internationale. Si l'OMS prend garde de répéter que la pandémie perdure, cela signifie que le risque zéro n’existe pas. Il faut donc rester attentif avec une halte à la vigilance.

IB.Z

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