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Ce que je sais du Maroc – Ep17

Ce que je sais du Maroc – Ep17

Mardi 21 Janvier 2020 Par Laquotidienne

 

On s’habituait petit à petit aux codes et aux règles établies. Et essayions de nous y adapter.

Avec le temps, nous avions compris qu’en dépit des interdits et des tabous, tant que les choses se passaient discrètement, il n’y avait pas de problème. Mais quand c’est flagrant, ça casse.

Raison pour laquelle, question «meuf», mes colocs avaient élaboré tout un scénario.

S’ils devaient recevoir des amies ou copines marocaines, elles ne venaient jamais le même jour.

Pour certaines, c’était le samedi, et pour d’autres le dimanche.

Elles devaient par ailleurs s’enquérir de l’état des lieux, pour ne pas être vues en pénétrant dans l’appartement dont la porte restait entrebâillée dès lors qu’on attendait une visite.

Et pour celle qui venait pour la première fois, se mettait en place tout un stratagème.

Pour l’amener à la maison, pas question de cheminer ensemble : elle suivait à bonne distance son ami ou copain, histoire de ne pas éveiller les soupçons, jusqu’à s’engouffrer dans l’appart.

Ces séances de filature, risibles à plus d’un titre, irritaient avec un peu de recul.

Mais c’était le «prix à payer» pour ne pas avoir constamment à s’expliquer et se quereller avec le voisinage et, surtout, pour préserver certaines sensibilités. Et tout le monde se pliait à ce petit jeu.

Nos voisins de gauche étaient remarquables. Une famille simple, tranquille et surtout très pieuse.

Ceux de droite, un couple, dont le mari partait tôt le matin et ne revenait que le soir. On le croisait très rarement.

Et nous avons longtemps cru qu’il vivait seul.

Jusqu’au jour où un début d’incendie s’est déclaré dans son appart.

(A suivre)

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LIRE EPISODE 18

D. W.
 

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