Après sept années consécutives de sécheresse aiguë, le Royaume a connu, au cours de la saison hydrologique actuelle entamée en septembre 2025, une période pluvieuse ayant permis d’enregistrer un cumul de 145,5 mm, soit un excédent de 32,5% par rapport à la moyenne annuelle.
Selon le ministère de l’Equipement et de l’Eau, cette situation a eu un impact positif sur les apports hydriques, qui ont atteint 8,73 milliards de m³, permettant de porter le taux de remplissage des barrages à 61,88%, pour un volume stocké de 10,37 milliards de m³. Un tel niveau n’avait pas été enregistré depuis 2019.
«Ces apports peuvent être qualifiés d’exceptionnels, puisque 95% d’entre eux, soit 8,31 milliards de m³, ont été enregistrés en moins de deux mois, depuis le 12 décembre 2025, contribuant à l’atteinte du niveau maximal de plusieurs barrages et nécessitant la mise en œuvre d’opérations de lâchers contrôlés», indique la tutelle.
S’agissant du barrage Oued El Makhazine, les apports cumulés entre septembre 2025 et le 4 février 2026 ont atteint 972,9 millions de m³, dont 716,8 millions de m³ enregistrés durant les deux dernières semaines seulement, soit 73,68% du total.
Ces volumes représentent 184% de la moyenne annuelle et ont permis de porter le stock du barrage à 988 millions de m³, correspondant à un taux de remplissage de 146,85% au 4 février 2026.
Dans ce contexte, le ministère de l’Equipement et de l’Eau, en coordination avec les agences de bassins hydrauliques, assure un suivi rigoureux et continu de l’état des barrages et des ouvrages hydrauliques, en s’appuyant sur des équipes techniques spécialisées, des outils de modélisation hydrologique et les prévisions météorologiques, afin de garantir la sécurité des infrastructures et la continuité de leurs fonctions.