Une passagère française du navire de croisière MV Hondius a été testée positive à l’hantavirus Andes après son rapatriement en France, a annoncé lundi la ministre française de la Santé, Stéphanie Rist.
La française fait partie des cinq ressortissants rapatriés et placés à l’isolement à Paris. Selon la ministre, son état de santé s’est dégradé dans la nuit précédant les résultats positifs des tests.
Les patients sont hospitalisés dans des chambres sécurisées avec dispositifs de contrôle des flux d’air afin de limiter les risques de contamination. Une période d’isolement d’au moins quinze jours a été décidée.
Au total, 22 cas contacts ont été identifiés sur le territoire français : huit parmi les passagers d’un vol reliant Sainte-Hélène à Johannesburg et quatorze autres à bord d’un vol Johannesburg-Amsterdam.
Les autorités sanitaires tentent d’éviter toute propagation de cette souche rare pouvant se transmettre d’homme à homme et appelle ces passagers à se manifester rapidement afin de renforcer les mesures d’isolement et de surveillance sanitaire.
Parmi les croisiéristes déjà évacués, un Américain a également été testé positif à l’hantavirus, tandis qu’un deuxième passager américain présente de “légers symptômes”, selon les autorités sanitaires américaines.
Les passagers américains doivent être transférés dans un centre spécialisé à Omaha, aux Etats-Unis, où ils feront l’objet d’une surveillance médicale renforcée.
La crise sanitaire autour du MV Hondius, actuellement aux Canaries avant son retour vers les Pays-Bas, ravive les souvenirs de la pandémie de Covid-19.
Toutefois, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) insiste sur le fait que la situation reste sous contrôle. A ce stade, six cas confirmés ont été recensés parmi huit cas suspects, dont trois décès.
Plus de cent passagers et membres d’équipage de 23 nationalités doivent être évacués sous haute surveillance sanitaire.
Considérés comme des “contacts à haut risque”, ils devront observer une quarantaine pouvant aller jusqu’à 42 jours, correspondant au délai maximal d’incubation de l’hantavirus Andes.