Après une rencontre avec les représentants du polisario, l’ambassadeur américain auprès de l’ONU a appelé à offrir de réelles perspectives aux réfugiés des camps de Tindouf, estimant que les bases d’une solution existent déjà.
Ils méritent de réelles options, pas une autre décennie d’attente». Dans un message publié sur X à l’issue d’une rencontre avec des représentants du Front Polisario, Mike Waltz a insisté sur la situation des réfugiés des camps de Tindouf et sur l’urgence d’un règlement du dossier du Sahara.
L’ambassadeur des États-Unis auprès des Nations unies rappelle que ces populations attendent depuis cinquante ans. «La base d’une solution est sur la table», ajoute-t-il.
Le message, accompagné d’une photographie de la rencontre, ne détaille ni les propositions discutées ni les réponses de ses interlocuteurs. Mais le choix des mots traduit une volonté de presser le mouvement de s’engager vers une issue politique, en mettant en avant les conséquences humaines de la prolongation du différend.
Si Mike Waltz ne cite pas explicitement le plan marocain d’autonomie dans cette publication, la position de Washington est établie. Les États-Unis reconnaissent depuis décembre 2020 la souveraineté du Maroc sur le Sahara. En avril 2025, lors d’une rencontre avec Nasser Bourita, le secrétaire d’État Marco Rubio avait réaffirmé ce soutien et présenté la proposition marocaine comme l’unique base des négociations en vue d’une solution juste et durable.
Cette orientation a également trouvé une traduction au Conseil de sécurité. Adoptée le 31 octobre 2025, la résolution 2797 appuie la conduite de négociations sur la base du plan d’autonomie proposé par le Maroc. Elle appelle les parties à participer aux discussions sans conditions préalables pour parvenir à une solution politique définitive et mutuellement acceptable assurant l’autodétermination du peuple du Sahara occidental. Le texte considère qu’une autonomie véritable pourrait constituer une solution des plus réalisables.
La déclaration de Mike Waltz intervient alors que le mandat de la Minurso, prolongé par cette même résolution, court jusqu’au 31 octobre 2026. À un mois de cette échéance, le diplomate américain remet publiquement l’accent sur le coût de l’attente pour les populations des camps, sans annoncer à ce stade de nouvel accord ni de calendrier de négociations.