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Scrutin du 8 septembre: Mohamed Houar, un dirigeant sportif à l'hémicycle

Scrutin du 8 septembre: Mohamed Houar, un dirigeant sportif à l'hémicycle

Les présidents des clubs de football de la Botola Pro D1 ont eu le vent en poupe à l’occasion des élections.

Pas moins de 10 patrons de clubs de football marocains ont été élus pour siéger au Parlement.

Ingénieur de formation, jeune entrepreneur et président du club MCO, Mohamed Houar se livre à cœur ouvert.

 

Propos recueillis par Ibtissam Z.

 

Finances News Hebdo : Une première participation électorale, une première élection. Quel a été votre ressenti à l’annonce des résultats ?

Mohamed Houar : J’ai ressenti un immense sentiment de fierté, mais je me suis également dit qu’à présent les choses sérieuses commençaient vraiment et qu’il était grand temps de se retrousser les manches et de débuter le vrai travail. Ce n’est un secret pour personne : les Marocains aiment les personnes qui travaillent et qui réussissent. Ils n’aiment pas les injustices. Cela s’est d’ailleurs traduit dans les urnes. Désormais, seule la qualité du travail réalisé comptera.

 

F.N.H. : Le RNI est votre premier parti politique, vous y avez adhéré il y a seulement 2 ans. Pourquoi avoir fait ce choix et partagez-vous les mêmes préoccupations ?

M. H. : Si j’ai choisi d’intégrer le RNI, c’est pour plusieurs raisons. Tout d’abord, le RNI est un parti qui possède un programme clair, limpide, cohérent, sans fioritures et surtout fixé par et pour le citoyen. Ce programme est le fruit de plusieurs enquêtes et études réalisées par le parti suite à ses nombreuses sorties (congrès régionaux, «100 jours, 100 villes», etc.) auprès des citoyens dans toutes les régions du Royaume. Le programme du RNI est décliné autour de 4 axes que je considère comme majeurs pour notre pays : la généralisation de la couverture sociale, la santé, l’enseignement et l’administration publique. Un tel programme est donc à même de garantir la dignité du citoyen marocain. De plus, le RNI est doté de cadres jeunes, dynamiques et compétents qui sont là pour changer les choses. Enfin, le RNI a une relation très particulière avec la ville d’Oujda, puisque c’est d’ici que Feu Ahmed Osman, qui est originaire de la même ville, a lancé le RNI. D’où mon choix pour ce parti.

 

F.N.H. : Comment comptez-vous booster économiquement la région de l’Oriental qui a grandement besoin de relance et de changement ?  

M. H. : Vous savez, après plusieurs années d’études à l’étranger, je suis revenu au pays avec une perspectiveen tête : redorer le blason de la ville d’Oujda, qui a été longtemps laisséepour-compte et qui ne cesse de dépérir sous des taux de chômage inquiétants chez les jeunes, le manque notoire d’investissements, ainsi que d’autres problèmes importants auxquels il convient urgemment de faire face. Notre priorité est de stimuler l'investissement dans la capitale de l’Oriental et d’y favoriser la création de petites et moyennes entreprises par les jeunes. L’objectif étant de réussir à atténuer le chômage qui sévit parmi des catégories de jeunes dans la région, et de créer les conditions propices au travail et à l'auto-emploi. Nous allons également travailler à doter la région des équipements de base nécessaires et encourager les grands projets économiques à titre prioritaire. Mais ce n’est pas tout. Nous allons en outre promouvoir l'éducation et la formation, tout en jouant pleinement les principes de solidarité. Pour assurer la mise en œuvre effective d’une telle démarche, nous avons prévu des mécanismes précis de financement, de suivi et d'évaluation.

 

F.N.H. : Vous êtes pas moins de 10 présidents de clubs de football à avoir décroché une place au parlement. Comment expliquez-vous cela ? Et à quoi ce plébiscite est-il dû ?

M. H. : Le sport rime avec sens du challenge et du travail. L’élection de plusieurs figures du sport, mais aussi de dirigeants sportifs à la Chambre des représentants lors du scrutin du 8 septembre est à même de renforcer le débat au sein du Parlement sur les moyens de promouvoir la chose sportive, dans la mesure où la conjoncture actuelle nécessite des amendements des lois relatives à la jeunesse et au sport.

 

F.N.H. : Vous êtes président du Mouloudia d’Oujda depuis 4 ans. Quelles sont vos ambitions actuelles ? Et que manque-t-il réellement au MCO pour jouer les premiers rôles en Botola Pro D1 ?

M. H. : Comme vous le savez, j’ai pris les rênes du MCO depuis 2017 à 4 mois de la fin de la saison. Dès la 1ère année, le club a été promu en 1ère division. Nous avons réussi à maintenir ce résultat jusqu’à se hisser à la 5ème place du classement, et à franchir une étape importante vers la transformation du club en société anonyme sportive (SAS), après l’obtention d’une immatriculation au registre de commerce. Et en 2021, le MCO s’est qualifié pour la coupe arabe prévue en décembre prochain au Qatar et dont il sera le premier représentant du Royaume. La Botola Pro vient de commencer; face à l’Olympique de Khouribga, nous avons fait match nul, un tour de chauffe avant d’attaquer les choses sérieuses. En tout cas, la motivation est là, le MCO travaille d’arrachepied pour aller de l’avant; nous avons énormément d’ambitions pour notre club.

 

 

 

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