Inscrivez-vous à notre newsletter


× sous menu de laquotidienne actualités marocaines
EMISSION DU 18/09

Covid-19 Maroc : Le partenariat public-privé pour un meilleur système de santé

 
• Une collaboration entre le public et le privé serait une des pistes d’amélioration du système de santé national.
 
• L’élargissement de la couverture médicale est un pas important dans la refonte du système sanitaire au Maroc.
 
 
Le Maroc vient de dépasser la barre des 90.000 cas de contaminations et 1.500 décès depuis le début de la crise sanitaire. Des chiffres qui placent le Royaume à la 41ème place des pays affectés par le nouveau coronavirus d’après les statistiques de l’Organisation mondiale de la santé  (OMS). Cette crise ne restera pas sans impact sur le système de santé du Royaume. 
 
Justement, lors d’un Webinar organisé par la Chambre de commerce britannique au Maroc sous le thème : «Impact du Covid-19 sur le système de santé marocain», il a été question de débattre de la transformation que subira l’organisation du système de santé national suite à cette crise.
 
Cette visioconférence a connu la présence de Chakib Nejjari, président de l’Université Mohammed VI des Sciences de la santé (UM6SS), qui a soulevé le partenariat entre le public et le privé comme piste d’amélioration du système de santé national : «Il faut  faire en sorte que notre système de santé réponde de manière efficace aux besoins des citoyens. Nous pouvons creuser davantage la piste du partenariat public-privé, car il devient nécessaire d’intégrer les professionnels du  privé dans la politique publique de santé de notre pays».
 
Il a aussi rappelé la nécessité de l’élargissement de la couverture médicale. Selon lui : «Il faut tirer des leçons de cette crise et  moderniser le secteur de la santé avec, entre autres, l’élargissement de la couverture maladie. D’ailleurs, le discours de Sa Majesté pour la mise en place de la couverture sociale généralisée va dans ce sens».
 
Egalement présente lors de ce débat, Bigdeli Meryam, représentante de l'OMS au Maroc, a rappelé lors de son intervention les déficits structurels du système de santé marocain davantage accentués par la crise de la Covid-19.
 
«Maintenant, il faut entamer une réflexion approfondie de sorte à améliorer notre écosystème sanitaire dans sa globalité. Cette pandémie a rappelé les problèmes de santé du pays, mais aussi plusieurs autres vulnérabilités sociales qui sont aujourd’hui critiques», a-t-elle indiqué.
 
Elle a également abordé le sujet du mécanisme Covax mis en place par l’OMS, qui a pour objectif la mise sur le marché du vaccin anti-Covid de manière équitable. 
 
«Nous ne pourrons pas produire assez de vaccins pour toute la population mondiale en 2021. D’où l’appel au mécanisme Covax, un système que nous avons mis en place avec un partenaire important qui est «L’Alliance pour les vaccins», en vue de produire une grande quantité de vaccins et permettre sa distribution de manière ciblée et équitable. Ce programme concerne également les tests, car il faut veiller à ce que les aspects éthiques soient respectés auprès des candidats», a-t-elle indiqué.  
 
Intervenant également lors de ce débat, Jaafar Heikel, directeur de la clinique  «Vinci» et médecin épidémiologiste spécialisé dans les maladies infectieuses, est revenu sur les mesures prises par l’Etat afin de faire face à la pandémie. Il a toutefois rappelé les conséquences sanitaires déplorables du déconfinement, causées principalement, selon lui, par une absence de stratégies efficaces : «Le Maroc n’a pas planifié sa stratégie après le déconfinement. Il faut savoir que le confinement n’est pas une mesure pour arrêter définitivement un virus, mais un moyen transitoire de freiner son évolution en attendant de trouver des solutions durables», note-t-il.
 
 Il a aussi souligné l’importance d’intégrer davantage le privé dans les décisions sanitaires stratégiques afin de permettre une meilleure coordination entre tous les acteurs de santé du pays.
 
Ainsi, il ressort de ce débat que l’amélioration du système de santé du Royaume ne pourra se faire sans un partenariat public-privé, accompagné d’un système de couverture sociale efficace. 
 
 
Par Badr Chaou
santé covid-19 maroc Coronavirus Maroc
Partage RéSEAUX SOCIAUX