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EMISSION DU 10/02

Sommet de l'UA : L'ONU appelle à des réponses collectives aux défis de l'Afrique

 

Les défis auxquels sont confrontés les pays africains sont "complexes, à multiples facettes et de grande envergure", mais une réponse "collective, globale et coordonnée" de la communauté mondiale s'appuyant sur les dynamiques en cours aiderait le continent à prospérer, a affirmé dimanche le secrétaire général de l'ONU, António Guterres.

"Depuis mon entrée en fonction, j'ai cherché à renforcer les liens entre nos deux organisations, sur la base de valeurs partagées, de respect mutuel, d'intérêts communs et, si je puis me permettre, de mon profond engagement personnel en faveur de la paix, de la prospérité et du bien-être de l'Afrique et de ma conviction que les défis de l'Afrique ne peuvent être résolus que par les dirigeants africains", a-t-il déclaré au Sommet de l'Union africaine (UA) à Addis-Abeba, cité par le site ONU Info.

Guterres a salué les efforts complémentaires des deux organisations en matière de paix et de sécurité ainsi que de développement.

Le chef de l'ONU a souhaité mettre en exergue trois défis particulièrement urgents, à savoir la paix et la sécurité, la crise climatique et l'éradication de la pauvreté.

Il a salué les nombreux succès en matière de paix et de sécurité au cours de l'année écoulée, menés à bien à travers les efforts conjoints ONU-UA, tels que les accords conclus en République centrafricaine et au Soudan du Sud.

Aujourd’hui, le maintien de la paix dépend de partenariats solides, "tant avec les États membres qu’avec l’Union africaine, et le renforcement continu du partenariat entre l’Organisation des Nations Unies et l’Union africaine est une priorité absolue", a affirmé Guterres.

Guterres a rappelé que le maintien de la paix "dans sa forme traditionnelle" ne suffit pas là où il n’y a pas de paix à maintenir, tel que dans le Sahel.

"Nous avons de plus en plus besoin d’opérations d’imposition de la paix et de lutte contre le terrorisme, mises en œuvre par l’Union africaine et appuyées par l’ONU", a ajouté le chef de l'ONU.

"L’expérience du G5 Sahel et de la Somalie montre que ces opérations doivent être mandatées par le Conseil de sécurité, dans le cadre du chapitre VII de la Charte, et jouir d’un financement prévisible garanti par les contributions obligatoires", a-t-il précisé.

Guterres a déploré le "manque de soutien suffisant" de la communauté internationale qui laisse aujourd’hui les régions du Sahel et du lac Tchad "fragilisée par le terrorisme".

Face au nombre et à la complexité croissants des attaques terroristes, notamment au Burkina Faso, au Mali et au Niger, il a appelé à "contribuer à bâtir des conditions propices à l’espoir et à l’accès aux opportunités pour tous pour que le peuple puisse en bénéficier entièrement".

"Nous devons également mettre un terme au conflit Libyen", a lancé le chef de l'ONU, soulignant l'incidence majeure de la crise libyenne sur le Sahel et au-delà.

"La Libye ne se serait pas enfoncée dans un conflit toujours plus grave et destructeur sans la complicité directe de certains membres de la communauté internationale", a dénoncé Guterres.

"Les résolutions du Conseil de sécurité, y compris sur l’embargo des armes, sont bafouées avant même que l’encre n’ait séché. C’est un scandale inacceptable", a-t-il déploré.

"Nous avons établi hier ensemble un nouveau cadre de partenariat entre l’Union Africaine et les Nations Unies pour une coordination étroite de nos efforts communs", a annoncé le chef de l'ONU, précisant qu'il partageait les frustrations qu’éprouve l’Union africaine face à la situation qui règne en Libye depuis 2011.

Il s’est dit encouragé par les pourparlers tenus à Brazzaville organisés par l'UA et a voué "tout son soutien" à l’organisation d’un forum de réconciliation intra-libyenne en Afrique.

"Je continuerai d’insister que seule une solution politique, par et pour les Libyens, apportera la paix en Libye et que toute intervention étrangère dans le conflit ne fera qu’aggraver la situation.

Un cessez-le-feu immédiat est absolument essentiel", a martelé le Secrétaire général.

S’agissant du climat, le secrétaire général a déploré le fait que l'Afrique est la moins responsable du dérèglement climatique, et pourtant elle est parmi les premières et plus fortement touchées, signalant que "ses nations ont besoin d'aide pour renforcer leur résilience afin de s'adapter aux impacts inévitables à venir".

L'augmentation de la température en Afrique est deux fois plus importante que la moyenne mondiale.

"Nous devons être plus ambitieux en matière d'atténuation et, surtout dans l'intérêt de l'Afrique, plus ambitieux en matière d'adaptation et de financement afin de renforcer la résilience des pays et des communautés africains et de permettre un redressement et une reconstruction efficaces", a précisé le chef de l'ONU.

 

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