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Les incubateurs peuvent-ils redynamiser l’entrepreneuriat au Maroc ?

Les incubateurs peuvent-ils redynamiser l’entrepreneuriat au Maroc ?

La Fondation Attijariwafa bank a co-organisé, jeudi 13 décembre à Casablanca, avec le Centre des jeunes dirigeants d’entreprises du Maroc (CJD Maroc), la 44ème édition de son cycle de conférences «Échanger pour mieux comprendre» autour de la thématique : «Incubateurs : et si c’était la solution pour redynamiser l’entrepreneuriat au Maroc» ?
Cette rencontre a permis de dresser un état des lieux de l’incubation au Maroc. Ces incubateurs sont appelés à devenir l’un des leviers de la dynamisation de l’entrepreneuriat au Maroc, grâce à leur souplesse et à leur adaptabilité.
Dans un mot de bienvenue prononcé au nom de Mohamed El Kettani, PDG du Groupe Attijariwafa bank, Karim Idrissi Kaïtouni, directeur exécutif en charge du Marché des entreprises, a rappelé le contexte de la création des incubateurs au Maroc, leur raison d’être, ainsi que le défi principal auquel ils doivent faire face. «Plusieurs incubateurs ont vu le jour pour soutenir l’engouement des Marocains pour l’entrepreneuriat, et les aider à dépasser les obstacles. Ils sont même devenus un passage obligé pour les startups émergeantes.
Cependant, l’incubation reste un phénomène relativement nouveau au Maroc et ses acteurs qui sont suffisamment nombreux aujourd’hui, gagneraient à coordonner leurs interventions et à œuvrer en synergie, pour consolider les acquis et accélérer la cadence. Tel est le défi des prochaines années», indique-t-il.
«Nous ne pouvons pas parler d'innovation sans parler de l'écosystème des startups. Dans cet écosystème, les incubateurs jouent un rôle important, car ces structures d'accompagnement permettent de lever les freins à l'entrepreneuriat et maximiser les chances de succès», estime pour sa part Hatim Rih, président du CJD Maroc.  
Khalid El Ouazzani, Team Leader du GEM Morocco (Global Entrepreneurship Monitor), directeur du Laboratoire de recherche Entrepreneuriat & Management des organisations à l’Université Hassan II, a pour sa part rappelé les résultats de l’étude «GEM Morocco», soulignant le très fort potentiel entrepreneurial du Maroc, mais aussi l’écart entre l’intention et la création effective d’une entreprise.
«Seuls 12% des entrepreneurs ont recours à des structures d’accompagnement», note le chercheur universitaire, pour qui la pérennité des incubateurs est tributaire d’une vision stratégique publique qui fait défaut. «En l’absence d’une vision claire de l’Etat, ces structures resteront fragiles et seront incapables de lever des fonds», avertit-il.
 

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