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CESE : «Les start-up ont besoin d’un meilleur cadre juridique»

CESE : «Les start-up ont besoin d’un meilleur cadre juridique»

 

  • La Commission parlementaire des finances et du développement économique, sous la présidence de Abdellah Bouanou, s’est réunie le mardi 10 novembre afin de débattre des mesures proposées par le Conseil économique, social et environnemental (CESE), pour faire face aux répercussions économiques de la crise sanitaire.

CESE : L'impact du Conseil sur l'économie nationale

Lors de cette réunion, Ahmed Réda Chami, président du CESE, a rappelé la valeur ajoutée du Conseil en faveur de l’économie nationale. Il a également soulevé l’intervention dudit Conseil sur la loi 72-18 portant sur la création de l’Agence nationale des registres.

«Conformément à l’article 6 de la loi organique n°128-12 relative à son organisation et à son fonctionnement, le Conseil Economique, Social et Environnemental (CESE) s’est autosaisi afin de préparer un avis sur le projet de loi 72.18 relatif au système de ciblage des bénéficiaires des programmes d’appui social et à la création de l’Agence nationale des registres», a expliqué Ahmed Réda Chami. 

«Le projet de loi propose la création de deux registres interdépendants dont l’identifiant digital unique est le lien d’interopérabilité. Cette conception du système attire l’attention sur l’effectivité de la protection des données à caractère personnel dans ce système d’information», ajoute-t-il.

Il a été question également, lors de ce débat, de discuter de l’importance de certains secteurs, à l’image de celui des énergies, et de rappeler la nécessité de mettre en valeur la capacité du Maroc a devenir un acteur régional incontournable dans le domaine des énergies renouvelables, au regard des moyens naturels dont il dispose.

«C’est un secteur qui est important pour le Maroc et qui doit bénéficier d’une bien meilleure attention. C’est un sujet qui est aussi au cœur du débat chez nos partenaires historiques, les pays européens. Ainsi, il est intéressant pour le Maroc de se positionner sur ce secteur-là afin de faire partie de la future chaine de valeur européenne qui sera focalisée sur les énergies dites renouvelables et la réduction de la pollution», a fait savoir Ahmed Réda Chami.

Il a également été question de débattre de l’importance des start-up qui doivent, selon lui, bénéficier de plus d’accompagnement et d’un cadre juridique encourageant leur émergence.

En lien toujours avec les start-up, M’hamed El Oillaf, représentant du Rassemblement national des indépendants, a de son côté indiqué qu’«il ne faut pas transformer le Maroc en un espace de consommation numérique. Il faut plutôt encourager la production nationale numérique, et encourager les start-up à aller vers plus d’innovation. Il est aussi important de protéger les start-up nationales financièrement et juridiquement, car elles vont dans un espace de risques».

 

Le CESE présente son étude à la Commission

Cette réunion a également été une occasion de discuter les grandes lignes de l’étude sur “Les impacts sanitaires, économiques et sociaux du virus covid-19 et leviers d’actions envisageables” réalisée par le CESE, suite à une saisine du président de la Chambre des représentants. Mohamed  Horani, vice-président du comité en charge de ladite étude, a expliqué que ce rapport s’inscrit dans le cadre d’une dynamique marquée par la nécessité de faire face à la crise sanitaire et ses répercussions  et de l’importance de mettre en place un modèle de développement renouvelé pour le Maroc et qui sera publié en fin d’année.

Pour Horani, «l’étude met  en évidence l’importance de renforcer la  résilience du Maroc face aux perturbations et sa capacité à cohabiter avec le virus, de relancer l’économie nationale en incitant les entreprises à gagner en compétitivité, mais aussi de mettre le Maroc sur la voie d’un nouveau processus de développement en palliant les lacunes et les fragilités dont pâtit notre actuel modèle de développement».

Il est également revenu sur l’impact de la covid-19 sur les secteurs clés de l’économie nationale comme le tourisme, et qui doivent bénéficier, d’après lui, d’une attention particulière afin de pouvoir assurer une reprise.

Il a aussi rappelé que le rapport a insisté sur un soutien plus renforcé des entreprises marocaines afin de préserver les salaires et le pouvoir d’achat des ménages, et sur la mise en place de stratégies innovantes en faveur du secteur de l’informel.

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