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La CGEM et la SFI se penchent sur l’emploi des femmes dans le secteur privé

La CGEM et la SFI se penchent sur l’emploi des femmes dans le secteur privé

Au Maroc, un diplômé ingénieur sur deux est une femme. Pourtant, sur la base d’un indice relatif à l’inclusion économique des femmes, le Royaume est classé 139ème sur 149 pays.

A l’instar d’autres pays, le Maroc gagnerait beaucoup à favoriser une participation accrue des femmes dans le marché du travail. Et ce, particulièrement dans le secteur privé où la gente féminine contribuerait à améliorer la performance des entreprises notamment grâce à une pensée innovante. 

La Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) et la Société financière internationale (SFI) ont organisé jeudi 2 mars à Rabat un événement sous le thème «S’engager pour renforcer l’emploi des femmes dans le secteur privé». 

Cet événement qui s’inscrit dans le cadre de la plateforme «Morocco4Diversity» mise en place conjointement par les deux entités afin de promouvoir la parité en entreprise via des actions concrètes, a pour but de créer une nouvelle plateforme public-privé pour la promotion de l’employabilité des femmes au Maroc. 

A cette occasion, le ministre de l'Inclusion économique, de la Petite entreprise, de l'Emploi et des Compétences, Younes Sekkouri, a appelé au maintien de la promotion des femmes au sein des entreprises et à l'amélioration de leurs situations. Il a, en outre mis en avant l’importance de cette rencontre qui se veut une occasion pour pouvoir recueillir les témoignages d’une dizaine d’entreprises nationales, de droit marocain, qui ont favorisé le travail de la femme et qui ont mis en place des procédures et des processus spéciaux sur le sujet.

Il s’agit en l’occurrence de la représentation de la femme dans les comités de direction et dans les conseils d’administration, a indiqué le ministre. Et de noter que ce sont des mesures qui visent à offrir un environnement favorable au travail de la femme et à son émancipation professionnelle.

De son côté, Xavier Reille, directeur de l’IFC pour le Maghreb et Djibouti, s’est réjoui du partenariat conclu entre son institution et la CGEM en faveur de 70 entreprises, engagées à faire des actions concrètes, pour améliorer la participation des femmes à l’économie du pays, faisant savoir que le but est de réussir le défi de promouvoir une croissance inclusive.

Au programme de cet événement figuraient plusieurs panels autour de différentes thématiques, notamment le renforcement de l’emploi des femmes pour le développement économique, ainsi que les mécanismes d’inclusion et de promotion des talents féminins.

Pour sa part, Saadia Slaoui Bennani, DG Valyans et présidente de la Commission entreprises citoyennes et responsables de la CGEM, a affirmé que la situation au Maroc en termes de parité dans le marché du travail est mauvaise. «11 millions de femmes en âge de travailler ne sont pas sur le marché du travail. Le World Economic Forum a publié un rapport sur l’égalité genre où figure une comparaison entre les différents pays, notamment sur la base d’un indice relatif à l’inclusion économique des femmes, et où le Maroc est malheureusement classé 139ème sur 149 pays. Il existe plusieurs préjugés et lorsqu’on creuse, on se rend compte qu’ils sont faux. On pourrait imaginer par exemple que les femmes travaillent moins au Maroc parce que leurs profils sont moins adaptés au marché du travail, la réponse est non. De fait, un diplômé ingénieur sur deux est une femme, c’est un record mondial, les Etats-Unis sont à 20% et la France à 14%. Il existe alors énormément de manque à gagner pour le Maroc», a-t-elle précisé.  

S’agissant de la nouvelle Charte de l’investissement, Rita Mahfoudi, conseillère auprès du ministre délégué chargé de l'Investissement, de la Convergence et de l'Évaluation des Politiques publiques, a déclaré que parmi les cinq primes communes octroyées par l’Etat, «il existe une prime baptisée le ratio genre. Celle-ci permet à tout investisseur d’avoir 3% de primes s’il a une masse salariale féminine supérieure à 30%. Quand on intègre la masse salariale comme critère, on pousse les acteurs du secteur privé à promouvoir des femmes à des postes de responsabilité et à garantir une parité salariale». 

En marge de cette rencontre, les participants ont assisté à une exposition sous le thème «Femmes d’exception, mobilisées pour que l’exception devienne la règle». A travers une série de photos, les organisateurs ont souhaité véhiculer un message fort, à savoir l’économie marocaine a tout à gagner en renforçant la place et le rôle des femmes dans le secteur privé. 

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