Réunis en assemblée générale ordinaire à Casablanca, les membres de l’ANME ont plaidé pour une presse plus structurée, professionnelle et économiquement autonome.
L’Association nationale des médias et des éditeurs (ANME) a appelé, mardi 27 octobre à Casablanca, à une restructuration du secteur de la presse marocaine et à une refonte de son modèle économique. Présidant l’assemblée générale ordinaire de l’Association, Driss Chahtane a plaidé pour une réorientation du soutien public vers la modernisation et l’investissement, alors que le projet de loi de finances 2027 prévoit une enveloppe de 247 millions de dirhams en faveur du secteur.
Le président de l’ANME a également souligné les insuffisances en matière de structuration professionnelle, indiquant que 379 entreprises de presse bénéficient actuellement d’aides publiques, contre seulement 59 qui seraient structurées et affiliées à des organisations professionnelles. Il a, par ailleurs, appelé à revaloriser le statut du journaliste et la carte de presse professionnelle, évoquant une réflexion en cours sur l’instauration d’une licence d’exercice de l’activité médiatique.
Sur le plan financier, l’Association a fait état, au 30 septembre 2026, de recettes de 505.225,61 dirhams et de dépenses de fonctionnement de 605.180,19 dirhams, soit un déficit provisoire de près de 100.000 dirhams. Sa trésorerie demeure toutefois positive, avec plus de 1,72 million de dirhams de disponibilités financières.