Economie Tout voir

Investissement public-privé : Dynamiques croisées et enjeux de mesure

Investissement public-privé : Dynamiques croisées et enjeux de mesure

Jeudi 12 février, s’est tenue la conférence-débat sur le thème «Investissement public : levier de la dynamique privée», organisée par La Vie Eco, réunissant autour de cette thématique les acteurs et décideurs du secteur public-privé.

C’était l’occasion pour les panélistes de revenir sur les différentes avancées de l’effort d’investissement dans l’économie nationale et les dynamiques qui sous-tendent l’amélioration continue de cet effort.

Au niveau gouvernemental, la ministre de l’Économie et des Finances, Nadia Fettah, a mis en lumière l’effort consenti par les pouvoirs publics, qui se chiffre à hauteur de 1.600 milliards sur ce quinquennat.

Elle a également évoqué la stratégie qui guide le déploiement de cet investissement. «Pour l’État, la primauté demeure l’amélioration des conditions de vie des citoyens et cela s’est matérialisé ces dernières années à travers la construction d’infrastructures sanitaires et de grands projets structurants, notamment dans le domaine de l’eau», a-t-elle expliqué.

Le secteur privé n’a pas attendu pour emboîter le pas au gouvernement. Avec une hausse notable de l’investissement privé, porté à 120 milliards à fin 2024, le cap des 550 milliards prévu en 2026 semble atteignable, malgré de réels défis pour la disponibilité des données mesurant cet investissement.

La vice-présidente de la CGEM, Saadia Slaoui Bennani, précise notamment que «concernant la mesure de l’investissement privé, un travail important est actuellement en cours au sein du ministère de l’Investissement, de la Convergence et de l’Évaluation des politiques publiques.

De nouvelles méthodes de calcul sont en cours de définition, y compris au niveau du Haut-Commissariat au Plan. Les chiffres ne sont pas encore validés, mais ils pourraient révéler un niveau d’investissement privé plus élevé que celui généralement avancé. Il y a donc un véritable enjeu méthodologique derrière ces statistiques», estime-t-elle.

Ces efforts des deux entités économiques permettent d’instaurer les conditions préalables à l’éveil industriel du pays. Et dans cette dynamique, les marchés financiers sont appelés à jouer un rôle fédérateur en offrant les mécanismes adéquats de couverture des risques pour les intervenants de la vie économique nationale.

C’est dans cette ligne de conduite que l’avènement du marché à terme en avril prochain est vu d’un bon œil, notamment par l’administrateur directeur général de Bank of Africa et président du Conseil d’administration de la Bourse de Casablanca, Brahim Benjelloun Touimi, qui plaide pour des outils novateurs à même de répondre aux besoins des différents acteurs. «Il faut développer davantage le marché financier, cela va permettre aux entreprises de mieux gérer leur risque de taux, de change et celui des matières premières», a-t-il précisé.

Les échanges auront ainsi mis en perspective une séquence où l’investissement public conserve un rôle d’impulsion, tandis que l’investissement privé progresse dans un cadre statistique en cours d’ajustement.

Reste à voir comment les efforts des deux côtés se traduiront concrètement dans la croissance et l’activité.

 

J.M

Articles qui pourraient vous intéresser

Samedi 26 Septembre 2026

Flambée énergétique : jusqu’où le budget peut-il encaisser le choc ?

Vendredi 25 Septembre 2026

Croissance : Au-delà de l’effet météo

Jeudi 17 Septembre 2026

PLF 2027 : Le budget piège du prochain gouvernement

S'inscrire à la Newsletter de La Quotidienne

* indicates required