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Usages licites du cannabis : 2.905 autorisations délivrées en 2024 contre 609 en 2023

Usages licites du cannabis : 2.905 autorisations délivrées en 2024 contre 609 en 2023

L'Agence nationale de réglementation des activités relatives au cannabis (ANRAC) a délivré, jusqu'au 23 avril courant, 2.905 autorisations sur 2.942 demandes examinées en 2024, contre 609 autorisations en 2023, pour une superficie globale de 2.552 HA (286 Ha en 2023).

Selon des données de l’ANRAC, 2.737 autorisations ont été accordées à 2.637 agriculteurs des régions de Taounate, Chefchaouen et Al Hoceima, pour l’activité de culture et de production de cannabis, contre 430 autorisations accordées en 2023 et 168 autorisations à 61 opérateurs (1 établissement pharmaceutique, 16 coopératives, 37 sociétés et 7 personnes physiques).

Les 168 autorisations accordées aux opérateurs, qui viennent s’ajouter aux 179 délivrées en 2023, sont réparties entre 48 autorisations à des fins industrielles, une (01) pour l’activité de transformation à des fins médicales, 45 pour l’activité de commercialisation, 39 à des fins d’exportation, 7 à des fins d’importation des semences et 28 pour l’activité de transport, précise-t-on de même source.

L’ANRAC fait état de l’octroi par l'Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA) de 73 autorisations d’utilisation de la semence Beldia pour une superficie de 1.262 Ha en faveur de 73 coopératives de production (1.225 agriculteurs) et de 11 autorisations d’importation pour une superficie de 286 Ha en faveur de 22 coopératives de production (285 agriculteurs).

Au 23 avril courant, les superficies semées en cannabis à Taounate, Chefchaouen et Al Houceima, s’élèvent à 757 Ha pour la semence Beldia (903 agriculteurs), note l’Agence, précisant que 42 produits de cannabis ont été fabriqués à partir de la production légale de 2023, et déposés pour enregistrement auprès de la Direction du Médicament et de la Pharmacie (DMP) du ministère de la Santé par trois opérateurs et une coopérative de transformation.

Il s’agit de 11 produits cosmétiques et d’hygiène corporelle et de 31 produits de compléments alimentaires.

Aussi, à la date du 23 avril 2024, le ministère de la Santé a délivré 7 certificats d’enregistrement, deux concernent des compléments alimentaires (tisanes) et cinq des produits cosmétiques et d’hygiène corporelle, sachant que les autres produits qui sont en cours d’examen par la DMP, vont bénéficier incessamment des certificats d’enregistrement, tient à préciser la même source.

De même, un opérateur et une coopérative ont procédé, au 23 avril 2024, à l’exportation de 65,5 kg de produits de cannabis vers la Suisse (55,5 kg de résine de CBD avec une teneur en THC inférieur à 1% et 10 kg de fleurs de cannabis avec une teneur en THC inférieur à 0,3%).

Une autre opération d’exportation de 30 kg de résine de CBD à THC inférieur à 1% est en phase finale de finalisation de la procédure d’exportation, selon l’ANRAC.

Créée en vertu des dispositions de la loi n° 13-21 relative aux usages licites du cannabis, l’ANRAC assure la mise en œuvre de la stratégie de l’État dans le domaine de la culture, de la production, de la fabrication, de la transformation, de la commercialisation, de l’exportation du cannabis et de l’importation de ses produits à des fins médicales, pharmaceutiques et industrielles.

L’Agence est chargée d’assurer la tenue de l’état des stocks du cannabis et de fournir à l’Organisme international compétent les évaluations et informations demandées conformément aux engagements internationaux du Royaume. Elle veille aussi sur les procédures d’octroi des autorisations aux opérateurs nationaux et internationaux dans l’industrie du cannabis médical et industriel, aux sociétés de semences, aux pépinières, aux compagnies de transport, outre la création des premières coopératives pour la transformation et l’industrialisation des produits locaux dont les membres sont des agriculteurs locaux.

L’ANRAC est chargée aussi de soutenir la recherche sur l’utilisation du cannabis dans les domaines médical, cosmétique et industriel, outre la simplification des procédures administratives en coordination avec les autorités administratives concernées, ainsi que l’orientation des activités illégales vers des activités licites, durables et génératrices de revenus.

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