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Soudan: 866 civils tués plus tard…

Soudan: 866 civils tués plus tard…

Le Soudan égrène ses morts après un conflit déclenché le 15 avril dernier. Quarante cinq jours de combats plus tard entre deux hommes qui convoitent le pouvoir, à savoir le général Abdel Fattah al-Burhane,  qui dirige l'armée, et le général Mohamed Hamdane Daglo, à la tête des paramilitaires de Forces de soutien rapide, quelque 866 civils ont été tués et 3.721 blessés, selon un nouveau bilan établi lundi par le syndicat des médecins soudanais.

Et plusieurs morts et blessés n’ont pas pu être recensés en raison des difficultés d'accès aux hôpitaux et du contexte sécuritaire dans le pays. Par la faute de deux généraux qui ont privilégié le langage assourdissant et meurtrier des armes pour s’expliquer au lieu de la voix de la raison et des sagesses, voilà que la population locale, qui n’a rien demandé, paie un lourd tribut. Et alors que ce conflit armé commence à s’éterniser, entrecoupé par des trêves qui ne sont jamais respectées, la mort, les morts tendent à se banaliser.

A s’inscrire, malheureusement, dans une certaine normalité. Qui s’en émeut ? La communauté internationale ? Que nenni. Elle observe de loin le délitement du Soudan, alors que certaines grandes puissances étrangères s’offusquent uniquement pour préserver leurs intérêts stratégiques, politiques et économiques, dans ce pays.

Seule l’Union africaine est aux manettes pour tenter d’y ramener la paix. Une réunion du Conseil de paix et de sécurité a ainsi eu lieu samedi en visioconférence, au niveau des chefs d’Etat et de gouvernement sur la situation au Soudan, au cours de laquelle le Maroc a exprimé «sa solidarité totale avec le Soudan frère dans ces conditions difficiles et demeure disposé à apporter le soutien nécessaire et possible pour l’aider à dépasser cette crise».

Pour le Royaume, «la première clé de la solution politique réside dans l’instauration d’une confiance mutuelle entre les frères et l’entame d’un dialogue fructueux pour parvenir à une paix durable qui garantit au peuple soudanais frère la sécurité, la stabilité et la prospérité». Suffisant pour faire taire les armes ?

L’avenir nous le dira. Pour l’instant, les belligérants bandent les muscles dans un pays déjà économiquement fragile, qui voit ses fils fuir leur pays : depuis le début des combats, 200.000 personnes ont quitté le Soudan. Un pays qui rejoint désormais la liste des pays en alerte maximale, où le risque d'insécurité alimentaire pour leurs populations est le plus préoccupant, selon l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et le Programme alimentaire mondial (PAM). 

 

Par D. William

 

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