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La Fondation Attijariwafa bank décrypte l’impact du confinement sur la relation parents/enfants

La Fondation Attijariwafa bank décrypte l’impact du confinement sur la relation parents/enfants

Samedi 18 Juillet 2020 Par Laquotidienne

 

Dans le cadre de son cycle « Échanger pour mieux comprendre » spécial Covid-19, la Fondation Attijariwafa bank a diffusé ce jeudi 16 juillet 2020 sur la chaîne Youtube d’Attijariwafa bank, sa sixième conférence digitale sous le thème : « Du confinement au déconfinement : quels impacts sur la relation parents/enfants ? ». 

Cette rencontre a virtuellement réuni Houda Hjiej, Pédopsychiatre ; Houda Sayegrih, Psychomotricienne ; Sonia Benkabbou, Psychologue ; et Karim Ouali, Médecin nutritionniste. Les quatre spécialistes, selon leurs champs d’expertise respectifs et à la lumière des consultations avec leurs patients, ont, tour à tour, dressé un état des lieux de cette situation inédite sur les enfants ainsi que sur leurs parents.

Le déclenchement brutal de l’épidémie du Covid-19 et les mesures sanitaires mises en place très rapidement par les autorités ont bouleversé la vie de famille et le prolongement de l’effet de surprise a suscité angoisse et anxiété, surtout chez les enfants.

« Dès le 2e mois de confinement, il y a eu une recrudescence des demandes de consultations. Lors du premier mois, avec l’arrêt des écoles, les enfants pensaient être en vacances. Mais face au prolongement du confinement, deux symptômes principaux sont apparus : l’agitation réactionnelle et les troubles attentionnels dus à leur surexposition aux écrans. Les enfants n’ont pas les bons mots pour expliquer ce qu’ils ressentent, c’est leur corps qui a pris le relais pour exprimer leur anxiété », analyse Houda Sayegrih. 

De leur côté, les adolescents et pré-adolescents ont également eu leur part de souffrance. Houda Hjiej fait état d’une « hausse des hospitalisations, des cas de tentatives de suicide et des troubles de conduite ». Selon elle, « les adolescents ont besoin de se mettre en retrait pour s’autoréguler, or le confinement ne leur a pas donné cette possibilité de s’extraire pour réguler leurs émotions. Mais il faut reconnaître que sans les réseaux sociaux, l’impact aurait été plus grave. Les adolescents ont ainsi réussi à garder un contact avec l’extérieur, les réseaux sociaux étaient leur seule échappatoire ». 

À l’échelle familiale, cette situation inédite a surtout pesé sur les femmes qui ont dû jongler entre plusieurs responsabilités (familiales, professionnelles, scolaires...). Aussi, l’effet négatif du télétravail n’est pas à négliger dans le sens où il a pris de l’ampleur dans l’espace-temps.

De ce fait, il n’y avait plus de limite entre vie professionnelle et vie personnelle. Cette nouvelle réorganisation a eu un impact certain sur la vie de couple et sur la dynamique familiale. « Cette situation exceptionnelle a pris les parents de court, et son prolongement a suscité beaucoup 

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