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2023, l’année de tous les dangers

2023, l’année de tous les dangers

Sans la moindre hésitation, et à tous les égards, l’année 2023 a été une année de celles qui font mal, qui marquent les gens, parce que horrible, parce que difficile, à la fois dure et sans merci pour des milliards d’humains. 

 

Par Abdelhak Najib

 

Lesquels, en pensant laisser la pandémie derrière eux, ont été soufflé par la crise, par la précarité, par le retour en force des guerres, par la famine, par les catastrophes naturelles et des clivages assassins de tous bords, dans un monde en fin de cycle, qui va droit vers l’implosion.

Au Maroc, nous avons vécu une année éprouvante. Cherté de la vie, flambée des prix de toutes les matières indispensables à la survie de millions de familles, un séisme dévastateur, des grèves à répétition, une crise grave de l’école marocaine, qui surviennent après les retombées négatives du Covid entre 2020 et 2023. 
S’y ajoute le chômage, une jeunesse qui tente de s’en sortir, des débouchés presque inexistants. Pourtant, le Marocain tient bon, même si la situation est de plus en plus inextricable, dans une équation sociale de plus en plus floue.

Ailleurs, dans le monde, c’est la terreur qui fait sa loi.  La guerre en Europe consacre une succession de crises politiques, économiques et financières qui frappent de plein fouet toutes les autres régions du globe. Les gens ont peur.

L’angoisse est devenue la norme. Plus de 110 millions d’Européens ont basculé dans la pauvreté, la xénophobie est montée en puissance, le racisme, les stigmatisations de tous genres et les mises à l’index pour désigner des coupables, de préférence arabes et musulmans.

Et quand la guerre a éclaté à Gaza, ce sont les contours d’un nouvel ordre mondial qui se sont précisés. Occident contre le Monde arabe et musulman. Légitimation du génocide perpétré en Palestine, appui inconditionnel à Israël, censure de toutes les voix qui osent dénoncer l’épuration ethnique en cours dans les territoires occupés. 

Par médias mainstream sur le pied de guerre, les victimes sont les coupables et les criminels sont à absoudre. Logique post-moderne dans un monde pré-apocalyptique.

Pour le reste, rien à signaler. La bêtise humaine prend des proportions stratosphériques faisant l’apologie de la médiocrité la plus crade, de la trivialité la plus basique et de la vulgarité la plus primale, le tout grâce à des réseaux dédiés en majorité à la connerie des humains. Ces humains que rien ne fait réfléchir pour au moins essayer de comprendre ce qui se passe : ni la pandémie, ni les guerres, ni les catastrophes, ni les crises, encore moins la mort, banalisée par tous ces médias qui annoncent l’amoncellement des cadavres, le sourire rivé aux lèvres.

C’est la rançon de ladite modernité, avec tous ses travers. Les humains s’accommodent de tout. Ils s’habituent. Ils ne se recyclent jamais. Ils ne font jamais de mise à jour. Pourtant, ils sont à l’affût pour mettre à jour leurs gadgets  devenus leurs maîtres absolus.

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