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Suicide : Entre croyances  et réalités, « Sourire de Reda « poursuit  son combat

Suicide : Entre croyances  et réalités, « Sourire de Reda « poursuit  son combat

L’association Sourire de Reda lance sa campagne annuelle à l’occasion de la Journée Nationale du 5 février dédiée à la prévention du suicide des jeunes.

Partant du principe qu’il existe encore beaucoup de « blocages » qui empêchent d’agir lorsqu’un jeune donne des signes de mal être ou exprime des idées de « passage à l’acte ». Ceux-ci peuvent être d’ordres différents, reposant sur des « biais » intellectuels, émotionnels, moraux ou religieux, ou encore liés à des convictions d’ordre sociétal.

Ces blocages s’appuient sur des idées profondément ancrées qui ont l’air vraies, mais qui se révèlent fausses. Ces idées constituent des « mythes », des « légendes urbaines », parfois des « fake news ».

Forte de 12 ans d’expérience du terrain, Sourire de Reda se fait un devoir de contredire ces idées fausses, avec de véritables informations et une démarche pédagogique citoyenne, matérialisées à travers sa campagne et son plan de diffusion.
La campagne 2022 est construite sur un face-à-face très lisible entre une série de croyances plus ou moins rationnelles et la réponse objective dans la réalité. 

Certaine des croyances les plus communes sont ainsi exposées : « Ceux qui disent qu’ils veulent se suicider ne le feront pas», « La menace de suicide, c’est du chantage pour attirer l’attention », « Il faut avoir un problème de santé mentale ou être fou pour se suicider », « Parler avec une personne de suicide va la pousser à le faire »…

Ces croyances limitantes, sous l’apparence du bon sens populaire, entretiennent une certaine bonne conscience. Elles consolident le tabou qui perdure sur le suicide des jeunes et freinent la capacité de chacun à se sentir solidaire et à agir. Sourire de Reda apporte la contradiction à ces idées fausses de façon simple et claire. 

Toute menace de suicide est un appel à l’aide qui doit toujours être prise au sérieux, 75% des personnes décédées par suicide l’avaient annoncé. Oui, la santé mentale peut être un facteur de risque mais elle n’est pas déterminante dans tous les cas. Ne pas parler du suicide, ce n’est pas en suggérer l’idée, c’est au contraire permettre à la souffrance de s’exprimer. 

Cet argumentaire se réfère à une expertise développée à l’international, auprès des nombreux organismes partenaires de Sourire de Reda et confirmée dans le contexte national, notamment à travers les dispositifs d’écoute et d’accueil mis en place. 

Par cette campagne grand public, Sourire de Reda s’adresse à l’ensemble des parties prenantes impliquées de près ou de loin dans la problématique : jeunes, parents et voisins, enseignants et éducateurs, médecins ou psychologues, autorités et acteurs gouvernementaux, médias et influenceurs…

Elle permet à chacun de disposer des arguments pour jouer pleinement son rôle aux côtés des jeunes en souffrance.

La campagne « Croyances vs Réalités » s’inscrit dans la démarche progressive de sensibilisation mise en œuvre par Sourire de Reda depuis sa création en 2009, dans un esprit de cohérence et de continuité.

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