Le gouvernement français a pris de nouvelles mesures visant à réduire la “pression migratoire” sur le pays.
Selon un communiqué du département du Premier ministre, ces mesures qui ont été prises lors d’un comité ministériel dédié réuni mercredi, comprennent notamment le recours à une force frontière et la révision de la politique d’octroi des visas.
Le gouvernement va lancer à cet effet un audit sur la politique de délivrance des visas, "la plus importante d’Europe, avec 2,8 millions accordés en 2024".
Déjà expérimentée à la frontière franco-italienne, la force frontalière sera généralisée à l’ensemble des frontières de l’hexagone. Cette mesure sera épaulée par la transcription en droit français du Pacte européen pour la migration et l’asile, qui doit entrer en vigueur mi-2026 dans l’ensemble des Etats-membres de l’Union européenne et qui permettra de renforcer le contrôle aux frontières extérieures et d’accélérer les procédures d’asile.
S’agissant de la situation sur le littoral Nord, le gouvernement envisage, dans le cadre du réexamen global de la relation entre le Royaume-Uni et l’Union européenne, de faire évoluer le cadre de la coopération migratoire avec le Royaume-Uni.
“Notre capacité d’accueil n’est pas dimensionnée pour faire face aux besoins d’intégration qui résultent de cette dynamique migratoire”, a affirmé le Premier ministre François Bayrou.
En 2024, rappelle la même source, la France a accueilli plus d’un demi-million d’immigrés supplémentaires, dont près de 160 000 demandeurs d’asile.