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Grave crise dans l’Hexagone : Pauvre France !

Grave crise dans l’Hexagone : Pauvre France !

Dans une large mesure, la France est aux abois. Et ce, à plus d’un égard et à tous les niveaux : politique, social, humain, économique, financier, environnemental… 

 

Par Abdelhak Najib 
Écrivain-journaliste 

Malgré les déclarations des uns et des autres, malgré les effets de manche, la crise s’aggrave et s’approfondit dans une France en perte de vitesse à la fois en Europe et en Afrique, son principal vivier économique. 

Récession, chômage, pouvoir d’achat en berne, crise énergétique, couacs gouvernementaux, amateurisme de la part dune nouvelle classe politique inexpérimentée, le tout couplé à une grande inclination pour la formule facile pour juguler une crise multidimensionnelle qui ne peut se résorber par la phraséologie ni par les fausses promesses. 

Nous sommes donc là, de l’avis de presque tous les économistes et les analystes français, face à une crise profonde qui frappe de plein fouet tous les étages de l’économie et de la société en France, malgré certains colmatages de façade et des discours faussement rassurants. Ce qui fait dire au président du Modem, François Bayrou, que la France «va vers la crise la plus grave» qu'elle ait connue «depuis la guerre».
François Bayrou souligne : «Je ne crois pas qu'une telle crise puisse être surmontée sans un immense effort national. Or, l'idée même d'un effort national semble souvent s'être effacée”. «J'ai parfois l'impression que le monde politique lui-même ne se rend pas compte de ce qui vient, vu les hurlements et les insultes qui polluent les débats à l'Assemblée nationale», juge le patron du Modem, pourtant allié au parti présidentiel au sein d'une majorité relative à l'Assemblée.

Dans ce sens, le président Emmanuel Macron affirme que «nous sommes en train de vivre (...) une grande bascule (...) un grand bouleversement», avec «la fin de l'abondance», «la fin d'une forme d'insouciance» et «la fin des évidences», avant d’ajouter que «le moment que nous vivons (...) peut sembler être structuré par une série de crises plus graves les unes que les autres». Et ce, en citant les grands incendies, la sécheresse et les intempéries, mais aussi la guerre en Ukraine ou encore la pandémie de Covid-19. Une situation qui demande «des efforts» et «des sacrifices», a-t-il prévenu. «Les combats que nous avons à mener, culturels, de civilisation, mais aussi technologiques et économiques, nous ne les gagnerons que par nos efforts, personne ne nous en fera le cadeau», a-t-il dit.

Pourtant, Emmanuel Macron est passé maître dans les promesses toutes faites et non tenues. Nous l’avons noté à maintes reprises, il est facile pour le chef de l’Élysée de promettre tout et n'importe quoi, parfois de dire tout et n'importe quoi. Car c’est ce même Emmanuel Macron qui affirme : “Ne cédons pas à ces tentations, c'est celle de la démagogie. Elles fleurissent dans toutes les démocraties aujourd'hui, dans un monde complexe qui fait peur. Ça peut toujours sembler séduisant de dire ce que les gens veulent entendre (...), mais il faut d'abord raisonner en se demandant si c'est efficace et utile». Une déclaration qui vient s’ajouter à d’autres, toujours du même style, mais toujours sans citer d'exemples concrets.

Aujourd’hui, la France accuse encore davantage de retard en comparaison avec ses voisins et se voit rappelée à l’ordre par une Allemagne qui ne veut plus servir de locomotive à l’axe Berlin-Paris qui bat de l’aile depuis l’arrivée du président Macron au pouvoir. Ce qui laisse penser logiquement que si les Allemands décident de faire cavaliers seuls pour sauver leur économie, ce sont les Français qui trinqueront.

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