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Trump souffle le chaud et le froid avec l'Iran, l'espoir d'un apaisement fait chuter le pétrole

Trump souffle le chaud et le froid avec l'Iran, l'espoir d'un apaisement fait chuter le pétrole

Après plusieurs mois d'escalade militaire et de déclarations belliqueuses, Donald Trump semble de nouveau privilégier la voie diplomatique avec l'Iran.

Le président américain a annoncé la reprise de négociations avec Téhéran, tout en suspendant les frappes qu'il menaçait encore de lancer quelques jours plus tôt.

 Cette nouvelle séquence illustre les revirements répétés de la Maison Blanche depuis le début de la guerre, le 28 février dernier.

Le chef de l'Etat américain a confirmé que des discussions devaient reprendre lundi, affirmant avoir renoncé à une offensive d'envergure après des sollicitations de plusieurs pays du Moyen-Orient.

Selon lui, les négociations porteront notamment sur le détroit d'Ormuz, verrou stratégique pour le transport mondial des hydrocarbures, dont la fermeture continue de peser lourdement sur l'économie internationale.

A Téhéran, les autorités iraniennes ont indiqué être proches d'un compromis avec le sultanat d'Oman concernant les modalités de navigation dans le détroit.

Sans évoquer une réouverture complète de cette voie maritime, les responsables iraniens estiment qu'un accord sur un itinéraire acceptable pour les deux parties est désormais envisageable.

Cette perspective de désescalade a immédiatement été saluée par les marchés. Les cours du pétrole ont fortement reculé lundi en Asie, le Brent perdant plus de 5% et le WTI plus de 6 %, les investisseurs anticipant un possible retour progressif à la normale des flux énergétiques dans le Golfe.

Les analystes restent toutefois prudents, rappelant que plusieurs précédentes tentatives de négociation ont échoué et que les tensions militaires demeurent élevées.

Depuis le début du conflit, Donald Trump a multiplié les changements de cap. Il a successivement menacé de détruire les centrales électriques iraniennes, annoncé des frappes massives contre les infrastructures pétrolières, promis de «frapper très fort», avant de suspendre ou d'annuler chacune de ces opérations en invoquant des avancées diplomatiques.

Il a également affirmé, à plusieurs reprises, que les capacités militaires iraniennes avaient été totalement détruites, avant d'évoquer la nécessité de nouvelles interventions.

Cette succession de menaces, de reports et de volte-face alimente les interrogations sur la stratégie américaine.

Si Washington affirme désormais privilégier une solution négociée, aucune confirmation officielle n'est venue de Téhéran concernant la reprise des discussions annoncée par Donald Trump.

Dans le même temps, la situation sécuritaire reste fragile : une explosion a notamment été signalée à proximité d'un pétrolier dans le détroit d'Ormuz, sans faire de victime.

Cinq mois après le déclenchement de la guerre, les efforts diplomatiques semblent donc reprendre, mais les marchés comme les observateurs restent suspendus à une question : cette nouvelle ouverture débouchera-t-elle enfin sur un accord durable, ou ne constitue-t-elle qu'un nouvel épisode dans une longue série de revirements présidentiels ?

 

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