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L’Iran attaque des bases américaines en Irak

L’Iran attaque des bases américaines en Irak

 

Au moins dix roquettes se sont abattues dans la nuit de mardi à mercredi sur la base aérienne d'Aïn al-Assad, dans l'ouest désertique de l'Irak, où sont postés des soldats américains.

Cette attaque intervient un peu plus de 24 heures après un cafouillage des Etats-Unis, leur commandement militaire affirmant se retirer du pays conformément à un appel du Parlement, et le Pentagone démentant. 

La télévision iranienne a affirmé que Téhéran a riposté à coups de missiles contre des installations américaines en Irak.

Plusieurs Etats membres de la coalition ont déjà retiré des soldats, par craintes de nouvelles attaques à la roquette, dont une quinzaine ont déjà visé des bases où sont postés les militaires de la coalition depuis fin octobre. 

Le président américain Donald Trump s'est voulu rassurant mardi soir après cette attaque de l’Iran. 

"Tout va bien ! Des missiles ont été lancés à partir de l’Iran vers deux bases militaires en Irak. L’évaluation des blessés et des dégâts est en cours. Pour le moment tout va bien!", a réagi le président Trump sur Twitter.

"Nous disposons de l’armée la plus puissante et la mieux équipée au monde", a poursuivi Trump, notant qu’il fera une déclaration mercredi matin sur cette attaque.

Suite à cette nouvelle escalade, l’Administration fédérale de l’aviation (FAA) des États-Unis a annoncé qu'elle interdirait aux transporteurs américains d'opérer dans l'espace aérien au-dessus de l'Irak, de l'Iran, du golfe d'Oman et des eaux entre l'Iran et l'Arabie saoudite. 

La FAA a expliqué qu'elle avait prononcé l'interdiction de l'espace aérien "en raison de l'intensification des activités militaires et de l’exacerbation des tensions politiques au Moyen-Orient, qui présentent un risque involontaire pour les opérations de l'aviation civile américaine".

Le ministre des Affaires étrangères iranien, Javad Zarif, a confirmé que cette attaque a été menée par l’armée iranienne en représailles au raid ciblé contre le général Qasem Soleimani, l'influent commandant de la Force Qods du corps des gardiens de la révolution, tué la semaine dernière à Bagdad par l’armée américaine. 

Par ailleurs, les prix du pétrole s'envolaient de plus de 4,5% mercredi matin dans les échanges en Asie, en raison des craintes pour la production et les stocks à la suite des attaques menées par l'Iran contre ces bases américaines en Irak.

Le prix du baril de brut américain WTI s'affichait à 65,54 dollars (+2,84 dollars ou 4,53%), celui du baril de Brent de la mer du Nord n'était alors pas encore disponible vers 01h00 GMT.
 

 

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