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EMISSION DU 17/02

Ce que je sais du Maroc - Ep26

Au Maroc, c’était autre chose.

Je l’ai appris plus tard de mes colocataires, lorsqu’ils sont revenus de leur invitation.

Ils n’avaient pas des mines réjouies. Je percevais plutôt une certaine frustration dans leurs regards.

Et ils n’étaient pas du tout enclins à me raconter leur journée chez leurs potes, alors que, de mon côté, je n’ai pas hésité à tout leur dire.

A force d’insister, ils finirent par lâcher le morceau : ils n’ont pas eu à voir la couleur de la viande.

Tout juste ont-ils eu droit à quelques sucreries et des brochettes de foie.

C’était une découverte de savoir qu’ici le mouton ne se consommait généralement pas le jour de l’Aïd, mais à partir du lendemain. Il paraît que c’est beaucoup plus délicieux.

Je n’ai donc pas regretté mon poulet rôti du jour. Et le lendemain, nous avions effectivement reçu un copieux repas de la part de nos voisins.

L’année suivante, il n’y eut simplement pas de fête. Pour cause de sécheresse, seul le Souverain, Feu Hassan II, avait fait le sacrifice du mouton.

C’était assez particulier, il faut l’avouer.

Mais c’était une décision avisée, vu que le cheptel n’était pas suffisant et que seuls les plus nantis allaient pouvoir s’offrir un mouton.

Nous passâmes ainsi un Aïd «austère», plus tourné vers la spiritualité que la fête à proprement parler.
 
 (A suivre)

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D. W.

Ce que je sais du Maroc
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