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Coronavirus Maroc : Des aides directes de 7 Mds de DH par mois, un déficit budgétaire à 6% du PIB en 2020

Coronavirus Maroc : Des aides directes de 7 Mds de DH par mois, un déficit budgétaire à 6% du PIB en 2020

Dans ce contexte de crise liée au coronavirus, le Maroc a mis en place une panoplie de mesures économiques permettant de soutenir la demande locale, avec comme priorité les ménages à faibles revenus et les entreprises.

 

Dans sa dernière étude, Attijari Global Research (AGR) estime que la mise en place des aides directes aux ménages est l’une des mesures les plus efficaces adoptées par le gouvernement. La consommation intérieure, principal pilier de la croissance, contribue à hauteur de 58% au PIB, rappelle à ce titre AGR.

Ce type de mesures permet d’atténuer considérablement les impacts économiques et sociaux du confinement strict adopté par le Royaume.

Sur la base des dernières données relatives au nombre d’abonnés affiliés à la CNSS et des foyers éligibles au RAMED, le coût mensuel des aides directes s’élèverait à plus de 7,0 MMDH/mois, estime AGR.

En outre, soulignent les analystes d’AGR, la création le 15 mars 2020 d’un fonds spécial pour la gestion de la crise du Covid-19 au Maroc est l’une des plus importantes décisions stratégiques du Royaume.

Ce fonds, doté initialement d’une enveloppe budgétaire de 10 MMDH, a par la suite été porté à plus de 35 MMDH actuellement à la faveur des dons publics et privés, note AGR, qui précise qu’il s’agit d’un effort financier considérable de plus 3,0% du PIB, positionnant le Maroc dans le Top 3 des pays d’Afrique et du Moyen-Orient.

Théoriquement, le fonds Covid-19 correspondrait à près de 5 mois d’aides directes aux ménages.

Dans ces conditions et face à un éventuel rehaussement des besoins de financement du plan de relance économique, les analystes d’AGR s’attendent à un creusement du déficit budgétaire.

Ce dernier serait accentué par la baisse attendue des recettes fiscales (IS, IR, TIC et TVA) et l’accroissement continu des dépenses.

Selon un consensus de prévisions (prévisions Banque Mondiale, PNUD et UNECA), le déficit budgétaire pourrait se détériorer jusqu’à 6,0% du PIB en 2020 contre 3,5% prévu initialement dans la LF 2020.

Face à ce scénario très plausible, les analystes d’AGR se sont penchés sur les marges de manœuvre dont dispose le Trésor pour financer ses besoins croissants, sans pour autant exercer des pressions importantes sur la liquidité domestique. À cet effet, ils deux constats positifs :

      (1)  La possibilité de recourir à des emprunts supplémentaires à l’international au-delà du plafond des financements extérieurs fixé par la LF 2020 à 31 MMDH.

Un scénario soutenu par un faible taux d’endettement extérieur (15% du PIB et 22% de la dette du Trésor).

Ces opérations devraient s’opérer dans un contexte favorable où les agences Fitch, Moody’s et S&P ont maintenu courant avril 2020 la notation d’Investment Grade et la perspective stable de la dette souveraine du Royaume. 


    (2)  Une prime de risque historiquement faible exigée par les investisseurs à l’égard de la dette souveraine du Maroc.

Celle-ci s’établit à 370 PBS contre plus de 600 PBS pour les pays émergents. 

 

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