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ONEE-IME : Plaidoyer pour l’utilisation des ressources en eau non conventionnelles

ONEE-IME : Plaidoyer pour l’utilisation des ressources en eau non conventionnelles

L’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE) a organisé, jeudi 22 juin, en partenariat avec l’Institut méditerranéen de l’eau (IME), un atelier d’échange international sur les ressources en eau non conventionnelles et les énergies renouvelables associées. 

Cet événement avait pour objet de présenter les résultats de l’étude de faisabilité pour la création d’un Observatoire international des ressources en eau non conventionnelles et des énergies renouvelables associées.

Ladite étude a démontré que les situations auxquelles chaque pays devra faire face en matière de ressources en eau et en énergie à l’horizon 2040 sont relativement contrastées. En effet, les pays de la zone du Sahel et du pourtour méditerranéen visent tous une consommation d’énergie qui sera d’origine renouvelable jusqu’à 30 ou 40% au total. Par conséquent, cela les contraint à multiplier par 2 ou quelquefois par 10 leur part de renouvelable. Sauf les pays du Sahel où la part du renouvelable, qui actuellement est plus élevée, risque de diminuer au fur et à mesure du développement de leur consommation. 

S’exprimant à cette occasion, le DG de l’ONEE, Abderrahim El Hafidi, a souligné que l’absence de visibilité pour la planification des eaux superficielles et souterraines due en grande partie à l’impact du changement climatique, exige la mobilisation de nouvelles ressources en eau. Et ce «à travers le recours à des technologies innovantes développées dans ce domaine notamment en matière de dessalement et de déminéralisation de l'eau et de traitement des eaux usées. Il est également important de tirer profit des avancées réalisées par le Royaume dans le domaine des énergies renouvelables afin de rendre ces ressources non conventionnelles plus compétitives sur le plan financier». 

Pour sa part, le président de l’IME, Alain Meyssonnier, a affirmé que l’enjeu sur lequel se penche l’Institut concerne l’usage de cette source vitale dans des domaines comme l’agriculture et l'industrie, «en proposant une offre de services appropriés pour un meilleur usage d’eau dans une région à la limite du stress hydrique». 

Et d’ajouter : «Il s’agit d’un enjeu mondial et méditerranéen en particulier, une zone qui souffre énormément de cette problématique, à laquelle il est nécessaire et même urgent de trouver des solutions adaptées aux usages, en intégrant les énergies renouvelables pour lutter contre la surexploitation des nappes souterraines».

Par ailleurs, en décembre 2022, le Roi Mohammed VI a présidé la cérémonie de présentation du nouveau programme d’investissement vert du groupe OCP (2023-2027). Dans ce sens, l’Office chérifien des phosphates mène une stratégie basée sur : «l'optimisation de la consommation à travers notamment la réduction de la consommation d’eau du Groupe de près de 15% d’ici 2024. Aussi, le recours aux ressources non conventionnelles via la satisfaction à 100% des besoins optimisés en eau de l’OCP à partir desdites ressources. Et enfin, la R&D et innovation pour accompagner le développement du secteur Eau», a expliqué Otmane Abousselham, Projetc leader dessalement, Groupe OCP.

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