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Can 2022 : Omicron, premier supporter du foot continental

Can 2022 : Omicron, premier supporter du foot continental

Au Cameroun, les 24 équipes qui jouent cette CAN 2022 sont tout sauf sereines : Omicron rôde dans les parages.

Plusieurs équipes sont déjà touchées par des cas de contamination parmi les joueurs.
 

La Coupe d’Afrique des Nations (CAN) a débuté ce dimanche 9 janvier au Cameroun. Cette grand-messe du football continental, qui se tient jusqu’au 6 février, a ceci de particulier qu’elle a lieu en pleine pandémie.

En temps normal, à quelques jours de l’ouverture de la compétition, les supporters se chambrent et s’écharpent sur les réseaux, attisant les rivalités entre équipes et faisant monter la tension avant les matchs; les joueurs sont concentrés sur leurs performances sportives; les coaches s’ingénient à mettre en place les meilleurs plans de jeu face à leurs adversaires.

Mais, pour cette édition, l’état d’esprit a changé. L’aspect sanitaire a pris le dessus sur l’aspect sportif. Tout le monde est focalisé sur la sécurité sanitaire, faisant oublier l’ambiance festive et l’engouement populaire qui accompagnent habituellement cette compétition. 

Cet après-midi, ce n’est que lorsque les 22 acteurs du match d’ouverture Cameroun – Burkina Faso ont foulé la pelouse que l’on a occulté, l’espace de 90 minutes, l’existence de ce fichu virus.
 

Omicron se frotte les mains

Au Cameroun, les 24 équipes qui jouent cette CAN 2022 sont tout sauf sereines. Omicron rôde dans les parages. Il adore les foules et les rassemblements festifs. 

Un protocole sanitaire «rigoureux» a été cependant mis en place par les organisateurs et la Confédération africaine de football, avec notamment la présentation systématique pour les 24 sélections d’un test négatif de moins de 24 heures avant de jouer. 

 

Il y a aussi l’obligation pour les supporters d’être entièrement vaccinés contre la covid-19 et de présenter un test négatif pour assister aux matches. 

De plus, des jauges ont été définies : la CAF a fixé à 80% de la capacité, le nombre de spectateurs dans les stades accueillant l'équipe du pays organisateur, et à 60% le taux de remplissage pour les autres matches.

 

Un rempart suffisant ? Pas sûr. Rien n’arrête Omicron, surtout qu’il circule fortement en Afrique, où non seulement les populations sont peu vaccinées, mais se font aussi très peu tester. D’ailleurs, les résultats des dernières enquêtes de séroprévalence publiées mi-décembre dernier sont très révélatrices. Ces enquêtes, menées dans 6 pays africains (Mali, Niger, Kenya, Soudan, République démocratique du Congo et Cameroun) et réalisées par le centre épidémiologique Épicentre, rattaché à l’ONG Médecins sans frontières (MSF), ont montré des taux d’infection largement supérieurs aux chiffres officiels. 

 

Omicron va-t-il gâcher la fête ?

C’est la question que se posent aujourd’hui bon nombre d’observateurs. Que se passera-t-il si une équipe est décimée par les contaminations, avec 10, voire 15 cas ? Si plusieurs équipes connaissent la même situation, qu’en sera-t-il ? Les matchs seront-ils reportés ? Si oui, y a-t-il des dispositions particulières qui ont été prises pour étaler la compétition au-delà du 6 février ? Quid des joueurs professionnels attendus avec impatience par leur club ? 

 

Les interrogations sont nombreuses et légitimes, d’autant que l’inquiétude monte dans les rangs des équipes engagées, dont plusieurs n’ont pu avoir une préparation normale à cause de cette pandémie et sont touchées par des cas de contamination parmi les joueurs : le Cameroun (4 joueurs - Michael Ngadeu-Ngadjui, Pierre Kundé Malong, Christian Bassogog et Jean Evala), le Gabon (2 - Pierre-Emerick Aubameyang et Mario Lemina), le Burkina Faso (3- Issoufou Dayo, Dramane Nikièma et Kilian Nikiema) et le Cap-Vert (plusieurs infections dans le groupe). De même, l’Ethiopie, la Gambie, le Malawi, le Sénégal et la Tunisie ont toutes annoncé des contaminations.

 

Finalement, cette Coupe d’Afrique n’est-elle pas déjà tronquée par la pandémie ?  

Il faut convenir d’une chose : elle n’aura pas du tout la même saveur que d’habitude, et l’on doute que, dans ce contexte sanitaire tendu, le potentiel sportif de toutes les équipes participantes puisse pleinement s’exprimer.

Mais que l’on se rassure, la ferveur restera entière. Car la finalité restera la même pour toutes les sélections : défendre le maillot national et remporter ce trophée continental.

Que la meilleure gagne !

 

D. William

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