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Assassinat de la petite Naima : Le témoignage émouvant de sa famille

Assassinat de la petite Naima : Le témoignage émouvant de sa famille
 
La société civile se mobilise pour le décès tragique de la petite Naima. Un autre enfant retrouvé égorgé à Fès.     
                                                         

Les crimes contre les enfants se poursuivent et se ressemblent. Alors que l’opinion publique est encore sous le choc après l’effroyable assassinat de Adnane, fauché à la fleur de l’âge, un autre crime aussi odieux qu’insupportable d’une fillette vient de se produire. Un nouveau crime macabre qui appelle à agir urgemment.

Portée disparue le 17 août 2020 à Tafergalt, dans la commune de Mezguita, à Zagora, la dépouille de Naima a été retrouvée par un berger le 26 septembre à Djbel Kissane à Agdz, non loin de la ville de Zagora. Âgée de 5 ans, le corps sans vie de Naima a été identifié par son père Abdessadek Rouhi, grâce à ses vêtements. 

Très ému, son oncle Abdelmajid Rouhi témoigne difficilement. «Je ne suis pas en mesure de parler, je suis sous le choc. Ces criminels doivent être punis et sévèrement pour que plus jamais on ne touche à un enfant. Nous voulons connaitre l’auteur de ce crime odieux, notre vie a complètement changé. Nous demandons juste que justice soit faite» !  

Samedi 3 octobre, Najat Anwar, présidente de l’Association «Touche pas à mon enfant», et des membres de l’AMDH (Association marocaine des droits humains) et du CNDH (Conseil national des droits de l'Homme) sont partis à la rencontre des parents de la défunte afin de leur apporter leur soutien inconditionnel. 

L’émotion est palpable, la douleur est bien profonde et incommensurable. Najat Anwar, qui a fait de la protection de l’enfance contre toute forme d’abus sexuel et d’exploitation son combat depuis 2004 en créant l’association «Touche pas à mon enfant», s’indigne : «Malgré notre arsenal de lois dissuasives contre la pédocriminalité, regardez ce qui se passe autour de nous : Adnane, Naima, Imran, la liste est bien longue. Des petits enlevés, violés puis assassinés. Notre ONG, Touche pas à mon enfant, a demandé à plusieurs reprises au gouvernement d’instaurer et d’activer l’outil «alerte enlèvement». Cet outil a donné de bons résultats en Europe et en Amérique du Nord. Est-ce trop demander pour les enfants de notre pays. Nos enfants ne le méritent pas» ?

Pour sa part, le président de l’AMDH à Zagora, Ibrahim Rizkou, crie haut et fort son désespoir et affiche son mécontentement : «nous sommes venus présenter nos condoléances et soutenir la famille dans son grand malheur. La défunte était sortie avec sa grande sœur jouer à côté du domicile familial. En une fraction de seconde, il n’y avait plus de Naima. Depuis ce triste jour de lundi 17 août, c’est la consternation. En tant qu’association marocaine des droits humains, je déplore ce crime et aussi la lenteur des autorités pour lancer les recherches. Car ce n’est qu’à partir du troisième jour qu’elles ont réellement commencé. J’estime que la petite Naima n’a pas eu les égards qu’elle méritait. La pauvreté n’est pas un crime !  Quelques médias n’ont pas joué leur rôle, les autorités locales, régionales non plus. Jusqu’à présent, aucun responsable n’est venu s’enquérir de l’état psychologique de la famille, la soutenir et faire preuve de solidarité nationale. Les habitants de Zagora craignent le pire. Qu’adviendra-t-il de leurs enfants et de leur avenir ? Il y a matière à réfléchir». 

Actuellement, l’enquête judiciaire suit son cours sous la supervision du parquet général pour élucider les tenants et les aboutissants de ce crime abject. 

Le décès de la petite Naima a suscité un tollé d’indignation. Bouleversée et en colère, l’opinion publique réclame que justice soit faite.

Rappelons aussi que dimanche 4 octobre, dans un cimetière à Fès, un autre enfant a été retrouvé égorgé.

 
 

 

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