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La variole du singe : La nouvelle menace

La variole du singe : La nouvelle menace

Plusieurs pays européens ont fait état d’une nouvelle épidémie qui gagne de plus en plus de terrain en Europe et aux USA.

 

Plusieurs pays européens ont fait état d’une nouvelle épidémie qui gagne de plus en plus de terrain en Europe et aux USA. Le Royaume-Uni, le Canada, les Etats-Unis, le Portugal et l’Espagne accusent déjà des centaines de cas dont le nombre est multiplié par quatre sur la Péninsule ibérique. Selon plusieurs médecins et chercheurs, «de nouveaux cas devraient apparaître ces prochains jours dans les autres régions comme en Catalogne». L’Espagne qui est frappée de plein fouet par cette nouvelle maladie, semble déjà dépassée par l’ampleur des contaminations. Dans ce sens, la Directrice générale de la santé publique en Espagne, Elena Andradas, a précisé que «22 des 23 cas suspects ont eu des relations sexuelles avec d'autres hommes ces dernières semaines». Selon des sources hospitalières consultées par El País, une cinquantaine de cas ont été détectés dans la capitale. Les cas suspects doivent s'isoler, limiter les interactions sociales et surveiller leurs symptômes. 

Ce qu’il faut ici retenir, selon les experts, c’est que le Monkeypox, ou la variole du singe, provoque une fièvre supérieure à 38,5 degrés. Elle occasionne également des douleurs intenses à la tête, aux articulations, aux muscles et au dos. Elle provoque aussi un gonflement des ganglions lymphatiques mais aussi et, surtout, une éruption cutanée caractéristique avec des cloques qui évoluent en pustules. Toujours selon les autorités médicales européennes et américaines, les analyses ont mis en évidence un virus appartenant «au clade Afrique de l’ouest du virus MKP, suggérant un lien initial avec le Nigéria, pays dans lequel le virus circule régulièrement depuis 2017». Les chercheurs qui se penchent sur cette nouvelle épidémie, affirment aussi qu’«en dehors du cas signalé au Royaume-Uni, le 7 mai  2022, un cas importé du Nigéria, les nouveaux cas signalés n’ont pas été rapportés de voyage en Afrique ou de lien avec une personne au retour d’Afrique». Et d’ajouter qu’ «à ce stade, les cas rapportés sont majoritairement bénins, et il n’y a pas de décès signalé».

Monkeypox : Ce qu’il faut savoir

Les spécialistes sont clairs : après une période d’incubation pouvant aller de 5 à 21 jours, l’infection débute par de la fièvre, des maux de tête, des douleurs musculaires et une asthénie. La maladie provoque également des ganglions. Les adénopathies (cou, face…) sont volumineuses. La personne est contagieuse dès l’apparition des premiers symptômes. Dans les 1 à 3 jours (parfois plus) suivant l’apparition de la fièvre, le patient développe une éruption cutanée, qui commence souvent sur le visage puis peut s’étendre à d’autres parties du corps, dont les paumes des mains, les plantes des pieds et les organes génitaux. Les autres muqueuses (ORL, conjonctives) peuvent également être concernées. L’atteinte cutanée survient en une seule poussée. Les lésions passent par différents stades successifs (macule, papule, vésicule, pustule puis croûte), et évoluent de façon uniforme. Lorsque les croûtes tombent, les personnes ne sont plus contagieuses. La maladie dure généralement de 2 à 3 semaines.

La transmission du virus Monkeypox se produit lorsqu’une personne entre en contact avec un animal (rongeurs notamment), un être humain ou des matériaux contaminés par le virus. Le virus pénètre dans l’organisme par une lésion de la peau (même non visible), des voies respiratoires ou des muqueuses. La transmission de l’animal à l’homme peut se faire par morsures ou griffures, par la préparation de viande de brousse, par contact direct ou indirect avec des fluides corporels ou du matériel de lésion. Il n’y a pas habituellement d’animaux réservoirs présents en Europe.

La transmission interhumaine peut se faire par les gouttelettes respiratoires, qui ne peuvent généralement pas se déplacer à plus de quelques mètres, ce qui nécessite un contact prolongé face à face. Les autres modes de transmission interhumaine comprennent le contact cutané direct avec les liquides biologiques ou la lésion, et le contact indirect avec la lésion, par exemple par des vêtements, du linge de maison ou de la vaisselle contaminés.

Par Abdelhak Najib, écrivain-journaliste.

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