La CGEM a tenu le 14 mai 2026 à Casablanca son assemblée générale élective durant laquelle Mehdi Tazi et Mohamed Bachiri ont été élus respectivement aux postes de président et vice -président de la confédération.
Sans grande surprise, le duo Mehdi Tazi et Mohamed Bachiri a été porté à la tête du patronat marocain à l'issue d’un scrutin qui a recueilli 3.773 voix sur un total de 4.123 suffrages exprimés (soit 91,5%).
Après avoir évolué aux côtés de Chakib Alj en tant que vice-président, Mehdi Tazi prend officiellement les rênes de la Confédération générale des entreprises du Maroc pour un mandat de 3 ans. A l’issue du verdict final, Tazi a exprimé sa gratitude envers les membres de la confédération qui l’ont porté à cette haute fonction, affirmant que «c’est une grande responsabilité que nous comprenons et que nous portons avec beaucoup d’humilité et beaucoup de fierté».
Pour sa part, Chakib Alj s'est dit confiant en l’avenir du secteur privé marocain et en la nouvelle équipe dirigeante. «Je quitte cette fonction avec espoir et confiance. Confiance en ce qui vient, confiance en nos entrepreneurs, confiance en notre pays. Je suis convaincu que Mehdi Tazi et Mohamed Bachiri sauront porter le secteur privé national vers de nouveaux horizons avec ambition, exigence et sens de responsabilité», a-t-il déclaré.
5 axes stratégiques ont été définis par la nouvelle équipe dirigeante, qui s’inscrivent dans la continuité des actions menées au cours des mandats précédents, mais aussi dans le renforcement des synergies entre les composantes de la CGEM et dans l’amélioration de la compétitivité et la souveraineté productive nationale.
Dans le 1er axe, on retrouve le climat des affaires. 5 chantiers prioritaires ont été définis à ce niveau. Il s’agit notamment de la poursuite de la simplification des procédures administratives afin de fluidifier les projets et de réduire les délais. La CGEM compte également contribuer à la modernisation du droit du travail; être une force de proposition en vue d’une réforme de la fiscalité locale; améliorer la disponibilité des terrains industriels et enfin diversifier les sources de financement et les instruments adaptés aux PME en croissance.
Comme second axe, le nouvel exécutif s’est fixé comme chantier de renforcer la compétitivité et la souveraineté productive du Royaume. Mehdi Tazi et Mohamed Bachiri entendent s’atteler à répliquer la dynamique observée dans le secteur automobile au niveau des autres secteurs avec un objectif clair : atteindre un taux d’intégration de 70% ou tout au moins capter davantage de valeur ajoutée en maîtrisant la propriété intellectuelle. Par ailleurs, ils prévoient d’atténuer la dépendance aux biens importés en développant une filière nationale de biens d’équipements industriels pour soutenir la montée en puissance du secteur industriel.
Le troisième axe stratégique au programme du mandat portera sur l’innovation et l’intelligence artificielle. L’enjeu sera de monter en gamme, maîtriser davantage de technologies et de propriété intellectuelle et de capter une part croissante de la valeur créée.
Le coût de production de l’énergie verte au Maroc est un avantage comparatif qui doit permettre d’attirer une partie des infrastructures critiques de cette nouvelle économie fondée sur l’IA notamment les data centers, a expliqué Mehdi Tazi.
La conquête des marchés internationaux et le renforcement des synergies entre toutes les composantes de la CGEM ont été définis en quatrième et cinquième axe. Soulignant le paradoxe entre la croissance fulgurante des exportations marocaines estimées à près de 470 milliards de dirhams mais réalisée par seulement 6.000 entreprises, l’équipe dirigeante entend accélérer l’essor des entreprises à l’export en faisant pleinement profiter ces dernières des accords de libre-échange dont dispose le pays. Enfin, cette dynamique annoncée se veut intégrer et compte inclure l’ensemble des régions.