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Prix à la pompe: Le spectre du conflit Hamas – Israël

Prix à la pompe: Le spectre du conflit Hamas – Israël

Bonne nouvelle. L’inflation poursuit sa tendance baissière au Maroc. C’est ce que révèlent les derniers chiffres du haut-commissariat au Plan. Après un pic de +9,1% en glissement annuel au premier trimestre 2023, les prix à la consommation auraient connu une progression moins rapide au troisième trimestre, dans un contexte de décélération des cours internationaux des matières premières. Ainsi, le taux d’inflation globale aurait atteint +4,7% au troisième trimestre, après +6,8% au deuxième trimestre et +8,1% un an plus tôt.

«Cette détente aurait résulté à la fois d’une poursuite du ralentissement des prix des produits non-alimentaires, en hausse de 1% seulement sur un an, mais aussi d’une augmentation de moindre ampleur de ceux des produits alimentaires, s’établissant à +10,3% au lieu de +14,9% au deuxième trimestre et +17,6% lors du premier trimestre», explique le HCP. Quid alors des nouvelles des prix des carburants durant cet été  ? «La contribution de l’énergie au glissement annuel de l’indice des prix à la consommation serait restée négative, grâce à un effet de base baissier lié aux niveaux très élevés des prix des produits pétroliers enregistrés à la même période de 2022», précise le HCP.

Il y a néanmoins une ombre au tableau  : la situation géopolitique internationale actuelle fait de plus en plus craindre une flambée des cours du pétrole, et conséquemment une augmentation des prix à la pompe au Maroc, lequel prête impuissamment le flanc aux fluctuations des prix de l’or noir. Le conflit entre le Hamas et Israël remet en effet sur la table le risque de perturbations de l’approvisionnement du marché mondial, dans un contexte déjà marqué par des tensions, l'Agence internationale de l'énergie (AIE) prévoyant une «importante pénurie de l'offre» de pétrole au quatrième trimestre 2023. Israël ne produit certes pas de pétrole, mais les marchés, qui réagissent habituellement à l’incertitude, craignent un embrasement régional de ce conflit meurtrier.

Notamment si le Hezbollah, allié du Hamas et de l’Iran, s’invitait dans la guerre. Ou encore si Israël et la communauté internationale décidaient de représailles sévères contre l’Iran, soupçonné d’être derrière l’offensive menée par le Hamas en territoire israélien. Or, Téhéran reste un acteur clé du marché pétrolier mondial. Et si ces capacités de production venaient à être atteintes, les tensions sur les prix du brut vont s’exacerber, et encore davantage si l’Iran décidait de perturber durablement le trafic sur le détroit d’Ormuz.

Ce couloir maritime stratégique, situé entre l’Iran et le sultanat d’Oman, revêt une importance vitale pour le commerce mondial et fait le lien entre les producteurs d’hydrocarbures du Moyen-Orient et les marchés asiatique, européen et américain. Selon les derniers chiffres de l’AIE, y transitent environ 21 millions de barils de pétrole par jour. Bref, pour l’heure, l’incertitude règne en maître. Mais si le conflit Hamas-Israël venait à prendre une dimension régionale, les Marocains vont de nouveau trinquer  : les prix du litre de gasoil et de l’essence, actuellement de 14,10 DH et 15,50 DH respectivement, pourraient atteindre de nouveaux sommets.

 

 

Par D.William

 

 

 

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