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Abu Bakr al-Baghdadi est-il vraiment mort ?

Abu Bakr al-Baghdadi est-il vraiment mort ?

 

Oui. Le chef du groupe terroriste "Etat islamique" est bien mort, si l’on se fie aux informations livrées, dimanche, par le président américain Donald Trump.

Mais son idéologie continuera à gangréner certains individus qui se reconnaissent dans son discours obscurantiste.

Raison pour laquelle les observateurs avisés ne se font pas d’illusion : la mort de Abu Bakr al-Baghdadi, suite à une opération militaire américaine dans le nord-ouest de la Syrie, ne signifie pas la fin des actes macabres de ce groupe terroriste, qui répand la violence et le sang un peu partout dans le monde.

Ce qui conforte davantage les experts dans leurs analyses, c’est que al-Baghdadi était non seulement un idéologue dangereux dont les paroles étaient gobées par les fanatiques, mais, en plus, il n’avait aucun contrôle sur les opérations sur le terrain.

Lesquelles sont l’œuvre de ses «lieutenants», voire d’individus isolés qui, parce qu’ils lui ont prêté allégeance, s’autorisent à tuer sauvagement.

C’est suivant cette idéologie extrémiste que la cellule terroriste démantelée vendredi dernier au Maroc avait planifié «un bain de sang» dans le Royaume.

Bain de sang évité de justesse grâce à la vigilance et l’efficacité des services sécuritaires.

Une vigilance qui doit d’ailleurs être accrue, d’autant que certains fanatiques peuvent être épris d'un esprit de vengeance suite à la mort de leur chef Abu Bakr al-Baghdadi.

Le directeur du Bureau central d'investigations judiciaires (BCIJ), Abdelhak Khiam, ne se trompe pas quand il affirme que «la guerre contre le terrorisme ne peut être liée à une seule personne, mais à une idéologie qui reste toujours véhiculée par cette organisation terroriste», l’Etat islamique notamment.
 

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